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Zambie. Danses des Luvale, des Tonga, des Kaonde, des Lozi et des Lupala, rituels masqués des Makishi. Spectacle

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Type de document

Évènement

Titre

Zambie. Danses des Luvale, des Tonga, des Kaonde, des Lozi et des Lupala, rituels masqués des Makishi. Spectacle

Date

1987-06-19

Date de fin

1987-06-20

Lieu de l'évènement

Type d'évènement

Musique
Danse

Description de la pratique

19-20 juin 1987
La Zambie est devenue indépendante en 1964, elle se divise en huit provinces.

Les musiques et les danses présentées représentent plusieurs groupes ethniques rassemblés au sein de la Troupe Nationale de Danse (de Lusaka et Livingstone)

PEUPLES d'afrique noire (Luvale, Tonga, Kaonde, Lozi, Lupula, Makishi)
INSTRUMENTS Kalumbu (arc musical), Kalela (ensemble de 3 tambours), Kuyabila (tambour à friction), Silimba (xylophone), Likembé (lamellophone), Mdombal (Râcleur), Malpiyo ou Malpiga (trompe) Mukangala (guimbarde) Kawayawaya (arc musical utilisant la bouche comme résonateur).
Musique vocale (hommes et femmes, souvent accompagnés par des claquements de mains) et musique instrumentale (hochets, bambous entrechoqués, tambours, xylophones).
Cithares, vièle, lamellophones accompagnent les danses d'initiation, de rites de passage, et de deuil. Les masques Makishi, particulièrement impressionnants, sont destinés à terrifier les jeunes néophytes.

Les rituels Nyau
Dans les sociétés traditionnelles, les cultes secrets jouent un rôle majeur dans le maintien économique et social des valeurs de la communauté. Les rituels Makishi et Nyau bien que situés dans des aires géographiques différentes possèdent des fonctions similaires.
Le rituel Nyau se pratique chez les peuples Chewa vivant dans la partie orientale de la Zambie ainsi que dans certains territoires du Malawi et du Mozambique. Les personnages masqués jouent un rôle important en apparaissant pour certaines occasions précises liées aux cérémonies d'initiation. Si presque partout en Afrique, les rituels d'initiation existent pour les garçons et pour les filles selon des modalités différentes, il faut remarquer que les rituels Nyau concernent uniquement l'initiation des garçons.
Autrefois les garçons demeuraient reclus dans des "camps d'initiation" pour de longues périodes (de trois à huit ans). Pendant ce temps ils restaient totalement isolés. Au cas où un des garçons subissant les sévères conditions de l'initiation venaient à mourir, le fait n'était pas révélé aux parents. Aujourd'hui, la période de réclusion se réduit à trois ou quatre semaines. Les garçons apprennent l'histoire, la musique, la danse, la narration, les valeurs morales de leur société et s'entraînent à différentes pratiques essentielles pour l'économie du village. A la fin de l'entraînement, les anciens du village pratiquent la circoncision des garçons.
Actuellement l'initiation n'est pas obligatoire mais les hommes initiés sont considérés par la société à laquelle ils appartiennent comme des "hommes responsables".
Le dernier jour lorsque les garçons quittent le camp d'initiation, le village organise une fête et les danseurs masqués jaillissent de la forêt dès que la nuit tombe. les masques possèdent une signification morale ou symbolique exprimée par le costume, les mouvements de la danse et la musique et les chants qui les accompagnent.
Les masques les plus importants du rituel Nyau sont :
-Gaga ; le premier masque qui apparaît dans la danse. Sa tête est couverte de plumes. Il bouge avec des mouvements violents (drôles et effrayants à la fois). Sa fonction consiste à nettoyer le sol avant l'arrivée des autres masques. Il porte à la main une branche ou quelquefois un fouet de crin de cheval, symbole traditionnel de l'autorité.
-Kasinja ; symbole de virilité (la société Chewa est de type patriarcal). Les mouvements de sa danse sont nombreux, compliqués et symboliques, cependant Kasinja reste maître d'improviser et de combiner sa propre création aux gestes codés.

Le rituel Nyau possède des masques de buffle, de girafe, d'éléphant et de singe (symbole de la dérision).


PROGRAMME
1. Kopoya
Danse sociale de l'île de Cilubu sur la lac Bangweulu. Elle est aujourd'hui exécutée par les Ngumba, Bisa et les Kabende qui s'accompagnent des longs tambours Mwimbi.

2. Kalumbu, arc musical, trouvé chez les Tonga qui peuplent la province du sud. Il s'agit d'un instrument exclusivement masculin. Deux types d'arcs musicaux se distinguent. L'un possède un résonateur en forme de calebasse et produit une seule note, le second muni d'un résonateur mobile, peut être accordé et produit trois notes. Le joueur tient une fine baguette dans la main droite et frappe la corde végétale. Pour obtenir des variations de tons, il appuie ou éloigne le résonateur de sa poitrine.

3. Makishi, (masques)
La cérémonie d'initiation des garçons et des filles appelée Mukunda garde une grande importance chez les Luvale, Chokwe, Lunda. Au cours d'une longue retraite dans la forêt, les enfants apprennent l'art de la chasse, la science des plantes, mais aussi la musique, la danse et toute la symbolique du clan. Lorsque le jour de l'initiation arrive, les danseurs revêtent des masques et des costumes spéciaux où dominent les couleurs noire, rouge, blanche et brune. Chaque danse de Likishi (initié, singulier de Makishi) apporte un message particulier.
Ici les personnage est Katoyo, le collecteur de nourriture dans les camps d'initiation.

4. Fwemba, danse des Tumbuka

5. Chiyanda, danse de filles de la province du nord-ouest

6. Mukangala, solo de guimbarde

7. Nyakasanga
C'est une danse circulaire de la province du nord qui prit naissance au cours des années 1940, cette danse s'organise en deux parties avec une marche dans le sens inverse des aiguilles d'une montre autour du tambour principal et des signaux correspondant à des déplacements divers.
Dans la province du nord-ouest, le maître tambour joue sur quatre tambours accordés différemment. Il impulse non seulement le rythme, mais aussi la base mélodique.

Entracte

8. Kuyabila, chant solo d'homme des Tonga, accompagné d'un tambour à friction, le namalwa (appelé mpwita dans le nord-ouest et cikwitikwiti à Luapala, dans le nord et dans le centre). Le chanteur commence par se présenter lui-même, puis il fait l'éloge de son bien, de sa propriété, de sa famille et de ses amis. Une véritable conversation s'engage entre le chanteur et le percussionniste.

9. Kawayawaya
Instrument de la famille de l'arc musical, utilisant la bouche comme résonateur et danse kawali des Novalis de la province du nord-ouest

10. Ensemble de tambours des Luvale.

11. Likembé
Le likembé est une des variétés de lamellophones. Les autres :
-le kalimba à sept lamelles et à résonateur en calebasse de l'est du centre et du sud
-le mumamba à onze lamelles sur une boîte de résonance, du nord et de quelques régions du Luapula
-le ndandi, version réduite du mumanba, chez les Kaonde et les Lalo.
Les lamellophones de Zambie sont des instruments intimistes qui, dans de nombreux cas remplacent la voix humaine. Ils sont considérés comme des êtres "humains". La relation entre le musicien et son instrument reste, de ce fait, très particulière. Le musicien utilise l'instrument dans de nombreuses circonstances. Chez certains peuples, le jeune célibataire qui , spontanément, se met à jouer du kalimba, marque le moment du choix d'une épouse. Au palais du Litunga, le musicien, seul avec son protecteur, joue des mélodies particulières pour le détendre. Le likembé présenté ici vient de la province du nord.

12. Kayowe
Danse de séduction de la province de l'ouest parfois appelée "pas de la poule", qui fait aussi office de danse d'amour et de danse de cour.

13. Bango
Bango ou pango, dans la province de l'est, bangwe, pnagwe ou bdyele à Luapula et dans la province du nord, est une cithare à sept cordes sur une caisse de résonance en calebasse. Le musicien ne joue que sur 6 cordes, la septième n'intervient que dans le cas d'une cassure des autres.
Deux styles de jeu existent. Dans la province de l'est, le musicien touche les cordes de la main droite en les étouffant avec la gauche. Il s'agit d'un accompagnement avec des variations rythmiques réduites (c'est ce style qui est présenté dans le programme).
Le second style, de la province du nord, fait intervenir les deux pouces et les deux index du musicien, ce qui permet des improvisations rythmiques et mélodiques impossibles dans le premier cas.
Le bango est accompagné par des bâtons de rythme ou par des lames métalliques. Le répertoire très vaste ne comprend jamais les musiques de funérailles, d'initiation et de possession.

14. Vimbuza
Comme pour le Nyau, il s'agit d'une danse en solo, au cours de laquelle le danseur doit faire preuve de virtuosité durant une cérémonie d'initiation. L'impact de ses pas est accentué par des sonnailles métalliques qu'il porte autour des jambes et des chevilles. Il existe là encore une relation étroite entre le danseur et le maître tambour.

15. Chigande
Il s'agit d'une danse sociale de rencontre, dans laquelle une ligne de jeunes gens fait face à une ligne de jeunes filles. Trois tambours et des claquements de mains accompagnent les évolutions des danseurs.

Origine géographique

Zambie

Mots-clés

Date du copyright

1987

Cote MCM

MCM_1987_ZM_S1

Ressources liées

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Titre Localisation Date Type
Zambie. Danses des Luvale, des Tonga, des Kaonde, des Lozi et des Lupala, rituel Nyau et Makishi. Photos Zambie 1987-01-01 Photo numérique
Titre Localisation Date Type
Saison 1987 1987