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Liban. Chants des églises d'orient. Spectacle

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Évènement

Titre

Liban. Chants des églises d'orient. Spectacle

Sous-titre

Marânâ tâ !

Date

2016-10-13

Date de fin

2016-10-14

Artistes principaux

Direction musicale

Lieu de l'évènement

Type d'évènement

Musique

Description de la pratique

D’après les Actes des apôtres, c’est à Antioche que les disciples de Jésus furent appelés « chrétiens » pour la première fois (Actes 11:26). Située sur la frontière turco-syrienne actuelle, cette ville était jadis le siège d’un important patriarcat chrétien. Pour des raisons doctrinaires et linguistiques, celui-ci s’est scindé en cinq églises locales, dont deux adoptèrent le grec, les patriarcats rûm orthodoxe et rûm catholique (rûm désignant ici les anciens citoyens de l’Empire romain d’Orient) tandis que les trois autres employaient la langue syriaque, issue de l’araméen, langue de Jésus : les patriarcats syriaque maronite (catholique), syriaque orthodoxe et syriaque catholique. Au cours des derniers siècles, la langue arabe a pris une place prépondérante dans ces cultes.

Les musiques liturgiques de ces Églises sont monodiques et modales, comme les autres traditions musicales de l’Orient, mais ont développé des styles et des formes spécifiques, notamment : la cantillation de versets bibliques, d’annonces et d’oraisons, la psalmodie, le chant d’hymnes strophiques, le chant alterné de litanies et d’autr es formes responsoriales.

Au moment où ces traditions musicales sont menacées, ce concert vise à réaffirmer la vitalité de ces musiques liturgiques. Loin de toute tendance fossilisante, ce programme s’inscrit dans une perspective de revivification et de création, en recourant à l’improvisation et à l’échange entre les expressions musicales syrianophones, hellénophones et arabophones, avec quelques incursions dans les traditions copte et latine grégorienne.

Il reprend le schéma général de la profession de foi chrétienne et le réalise en sept phases successives par la cantillation de versets évangéliques en arabe et en gr ec, de chants syriaques maronites, rûm orthodoxes et catholiques, syriaques orthodoxes et catholiques, coptes et grégoriens, avec recours fréquent à la tradition musicale lettrée arabe orientale, en plus de la cantillation d’un poème soufi d’Ibn ‘Arabî sur la Nativité, et s’achève par une variation improvisée sur l’invocation apocalyptique : « Et l’Esprit et l’épouse disent : Mar ânâ tâ ! Viens ô Seigneur ! »

Programme détaillé

1. Introduction : Trisagion syriaque maronite en version instrumentale
« Saint Dieu ! Saint fort ! Saint immortel ! Aie pitié de nous ! » (trois fois).

2. L’Annonciation
Cantillation improvisative sur rythme mesuré selon la tradition classique arabe et chant grégorien de versets de l’Évangile de Saint Luc ( Ave Maria et Magnificat) : « Réjouis-toi ô pleine de grâce…» ; « Tu es bénie entre toutes les femmes…» ; « Mon âme magnifie le Seigneur… » .

3. La Nativité
Extraits en arabe du Canon orthodoxe de la Nativité : « Le Christ est né ! Glorifiez-le ! » ; cantillation sur rythme mesuré selon la tradition classique arabe du prologue de l’Évangile de Saint Jean ; hymnes syriaques maronites et syriaques orthodoxes de la Nativité; apolytikion orthodoxe de la Nativité; cantillation improvisative selon la tradition classique arabe d’un poème soufi de Muhyî d-Dîn ibn ‘Arabî.

4. La Cène
Cantillation en langues syriaque et arabe des paroles de la consécration eucharistique du pain et du vin.

5. Les dernières paroles du Christ sur la croix
Cantillation en langue arabe des dernières paroles du Christ sur la croix, en alternance avec des strophes d’hymnes syriaques maronites de la Semaine Sainte et avec l’hymne Golgotha copte orthodoxe du Vendredi Saint. Hymne rûm orthodoxe en grec et en arabe de l’office des funérailles du Christ ( Vendredi Saint / Matines du Samedi Saint).

6. Résurrection
Cantillation en langue arabe de l’échange entre le Christ ressuscité et Marie Madeleine (Évangile de Saint Jean), suivie d’un extrait en grec et en arabe du Canon byzantin orthodoxe de Pâques (attribué à Saint Jean Damascène) : « Christ est ressuscité des morts, par la mort, il a vaincu la mort ; à ceux qui sont dans les tombeaux, il a donné la Vie ! ».

7. Coda apocalyptique : Marânâ tâ !
Chant responsorial en arabe et en araméen de versets de la fin de l’Apocalypse de Saint Jean: « Et l’Esprit et l’épouse disent: Mar ânâ tâ ! Viens ô Seigneur ! »

Présentation des artistes

Nidaa Abou Mrad, conception, direction, violon oriental
Mohammad Ayach, chants en langue arabe et ‘ûd
Mikhael Hourani, chant byzantin orthodoxe en arabe et en grec et chant grégorien en latin
Najwa Habchi, chants en langues syriaque, arabe et copte

Les interprètes appartiennent à l’Ensemble musical ecclésiastique levantin de l’Université Antonine. Sous l’impulsion du musicologue et musicien Nidaa Abou Mrad, cette université mène au Liban depuis quinze ans des recherches musicologiques approfondies sur les traditions musicales du Levant et réinvestit ces recherches dans la pratique musicale vivante et l’enseignement, avec des chantres, des chanteurs et des instrumentistes expérimentés, tels que le chanteur luthiste Mohammad Ayach, le chantre orthodoxe byzantin Mikhael Hourani et la chanteuse syriaque maronite Najwa Habchi.

Auteur du programme

Musiciens

Origine géographique

Syrie

Date du copyright

2016

Cote MCM

MCM_2016_LB_S1

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