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Inde. Danse sacrée du Raslila. Opéra Rituel. Spectacle

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Évènement

Titre

Inde. Danse sacrée du Raslila. Opéra Rituel. Spectacle

Date

1986-02-04

Date de fin

1986-02-09

Lieu de l'évènement

Type d'évènement

Cérémonie, rituel

Description de la pratique

Danse sacrée du Raslila. Opéra Rituel. 4-9 février 1986
Le Raslila appartient au style Dhrupad. La partie visuelle et gestuelle se révèle étroitement liée au chant.
Une troupe de Raslila se compose d'un maître(le guru), d'un chanteur-directeur d'acteurs, d'un ensemble de musiciens (joueurs de rudra-veena, de pakhawaj, de tabla, de sarangi, de tanpura) et d'acteurs enfants.
Ces acteurs enfants (tous des garçons) qui tiennent les rôles de Krishna, de Radha et des bergères, sont élevés dans l'enceinte des temples, en étroite surveillance religieuse en même temps qu'en perpétuel entraînement dramatique. Ils connaissent les longues séries de versifications sacrées, alliées aux mélodies appropriées. Ils apprennent les mudra (gestes des bras, des mains, des doigts, de la bouche, des yeux, des sourcils). Par une nourriture spéciale et des massages quotidiens, ils assouplissent leur corps pour la danse qui devient en même temps un service religieux. Ils viennent du Vrindaban, centre d'une région, le Braj, où fleurissent les temples et où le Raslila se nomme "la danse d'amour".
Comme le chant Dhrupad, le Raslila se base sur les Padas (strophes chantées) des poètes du Moyen-âge, les Bhakti. Les enfants, très tôt, sont initiés à la sensualité du chant et de la danse, en interprétant les amours de Radha et Krishna. Tous les indiens incluent l'érotisme dans le processus d'éducation, personne n'en éprouve le moindre choc. Contrairement aux autres danses de l'Inde, dont les pas sont pré-structurés, les pas de Raslila s'improvisent entièrement sur la métrique et souvent il arrive que le percussionniste créé avec le danseur.
Le Raslila se donne dans les temples ou sur le parvis des temples. Nul doute que, malgré l'autel symbolique dressé sur la scène occidentale, malgré les offrandes de fleurs, de beurre et de yogourt, le spectacle (ou plutôt le rituel) n'y perde de son authenticité. Le soin sera laissé au spectateur d'imaginer les structures de pierres et la semi-pénombre qui règne dans les temples de l'Inde pour reconstituer l'atmosphère sacrée.
Les acteurs, le torse nu, vêtus de pièce de soie et couronnés de fleurs, se livrent à une danse entrecoupée de pantomimes.
N.B: Le Dhrupad est un poèmes chanté de l'Inde du Nord prenant son origine au moment des grandes cours Moghol du XVe siècle grâce à des sortes de troubadours médiévaux, les Bhakti.

La troupe
Le Rasamandali est inspiré et dirigé par le guru Purushottam Goswami de Brindaban qui est aussi le grand prête de la secte hindouiste des Chaitanyites, et le fondateur de l'institution culturelle Sri Caitanya Sansthana, connue dans tout le nord de l'Inde.
Premier guru: Purushottam Goswami Ji Maharaj
Second guru et directeur scénique: Shrivatsa Goswami
Premier Svami et chanteur: Sriram Sharma
Second Svami et chanteur: Fate Krishna Sharma
Joueur de Sarangi (instrument à cordes frottées): Haribabu Kaushik
Joueur de Pakhavaj (tambour à deux peaux): Hare Krishna Sharma
Joueur de Tabla (percussion double): Mon Mohon Sharma
Thakur (rôle de Krishna): Laxmi Marayana Sharma
Sriji (rôle de Radha): Murari Lal Sharma
Sakhis (rôles des compagnes de Radha):
Vanshi Lal Sharma
Gopal Prasad Sharma
Prahlad Kumar Sharma
Ram Kisor Sharma
Shashi Kant Sharma
Rajehdra Prasad Sharma
Patra (rôles multiples):
Bal Krishna Sharma
Revati Ramanacharya
Sringari (maquilleur): Giridhari Lal Sharma

PROGRAMME
1. Nitya Rav (la danse éternelle)
Cette danse manifeste la présence permanente de Krishna. Les dieu est supposé s'incarner dans les pas des enfants. Il s'agit d'un rituel de préparation, de mise en condition nécessaire avant chaque Lila (jeu). Durée 40 min environ.
2. Lila. Durée 1 h environ

Durant la semaine de présence du groupe à Paris, un Lila différent sera présenté chaque soir.

Mecredi 5 février 1986: Krishna Janma (La naissance de Krishna)
Mathura, la ville impériale du Vraja, est gouvernée par un tyran du nom de Kamsa. Celui-ci organise le mariage de sa s'ur, Devaki, avec le prince Vasudena. Au moment où, dans son chariot, il s'entretient avec la famille du prince, une voix venue du ciel avertit Kamsa que le huitième enfant de sa s'ur le tuera.
Effrayé, Kamsa se précipite pour tuer sa s'ur Devaki. Vasudena le retient en lui disant qu'un guerrier n'attaque jamais une femme. En revanche, il lui promet de lui livrer tous ses enfants. Lorsque le premier enfant vient au monde, Vasudena l'offre à Kamsa. Le tyran qui redoute seulement le huitième, le renvoie à sa famille. Un jour un musicien ambulant, Narada, arrive au Palais de Kamsa et conte l'histoire des dieux intelligents qui confondent toujours les hommes "est-ce que le premier est vraiment le premier? Est-ce que le second est vraiment le second?"
Affolé, Kamsa fait exécuter ses sept neveux et fait jeter sa s'ur enceinte en prison. Lorsque vient l'heure de la délivrance du huitième enfant, le gardien de prison tombe dans un profond sommeil et les liens et les chaînes se détachent et s'ouvrent comme par miracle.
Le père entre doucement, saisit sans bruit le nouveau-né et l'emporte dans la maison paysanne de Nanda, où vient de naître une petite fille.
Les fêtes de la naissance commencent à Gokula, le village de Nanda.

Jeudi 6 février 1986
Ukhala Bandhana (Attaché au mortier)
Le petit Krishna dort et sa mère, Yashoda, fait bouillir le lait et se prépare à écrémer le yogourt pour lui offrir du beurre tout frais à son réveil.
L'enfant s'éveille et ne cesse de déranger sa mère dans son travail. Bien imprudemment Yashoda le calme en lui promettant de lui donner la lune comme jouet. Et Krishna veut la lune tout de suite.
Pendant ce temps le lait déborde et Yashoda se précipite vers le foyer. Krishna se met en colère. Il prend la jarre pleine de yogourt et la brise.
C'est au tour de Yashoda d'être furieuse. Elle punit l'enfant en l'attachant au gros mortier, placé au centre de la pièce.
Krishna, attaché, jette un coup d''il à l'extérieur et, dans son champ de vision, se dressent deux arbres'deux arbres qui ne sont pas ordinaires.
Il se rend soudain compte que ce sont deux êtres humains tombés au pouvoir d'un enchantement, Yamala et Arjuna.
Grâce à ses forces surnaturelles, il se traîne, toujours attaché au mortier, à l'extérieur de la maison et rend leur humanité aux deux êtres envoûtés.

Vendredi 7 février 1986
Kaliliya-Damana (Krishna dompte Le serpent)
Le tyran Kamsa maintient une curieuse exigence du peuple de Vraja. Il souhaite recevoir chaque année dix millions de fleurs de.lotus qui poussent dans la partie de la rivière Yamura, juste là où vit un serpent venimeux nommé Kaliya (un ami de Kamsa) qui empoisonne les eaux.
Ce souhait signifie la mort pour le peuple de Krishna. Qui oserait en effet plonger dans la rivière près de Kaliya?
Krishna relève le défi. 1l organise un jeu de balle. Le jeu montre l'humour de Krishna et son sens du partage de tous les sentiments, de toutes les émotions, avec ses amis.
Soudain la balle échappe et tombe dans les eaux de la mort. Krishna saute dans la rivière et se bat avec le serpent. Il gagne et Kaliya doit quitter la région.

Samedi 8 février 1986
Gumaya SringaraA(Krishna maquillé à la bouse de vache)
Alors que Krishna et son frère aîné, Balasama, dorment, son père adoptif, Nanda, les réveille pour le bain du matin à la rivière Yamuna.
Il est très tôt et les deux enfants, encore ensommeillés, suivent leur père dans l'obscurité. Pour accomplir une toute petite vengeance contre lui (ils auraient tant aimé dormir encore), ils lui dérobent ses vêtements tandis qu'il descend dans l'eau.
Embarassé, Nanda doit retourner chez lui enveloppé seulement dans une petite pièce de tissu muillé. En chemin, il rencontre un ami, Manasukha, qui, constatant la situation, lui révèle que ses enfants en sont les auteurs.
Sur ces entrefaits arrivent les Gopi (bergères et amantes de Krishna). L'une d'elle ramasse de la bouse de vache (qu'elle fera sécher et qui lui servira de combustible). Elle en ramasse un plein panier, mais il est si lourd qu'elle ne peut le porter.
Elle avise Krishna qui se sauve avec les vêtements volés et lui demande de l'aider. Krishna accepte mais propose un marché: pour chaque panier qu'il portera, il recevra en récompense une boulette de beurre. Pour faire le compte, au fur et à mesure que le travail s'accomplit, la Gopi pose sur les joues de Krishna une mouche de bouse de vache.
C'est avec cet extraordinaire maquillage que Krishna retourne à la ville, resplendissant de beauté et tous admirent sa simplicité et son sens du jeu.

Dimanche 9 février 1986
Maharasa-Lila (Le grand cercle de la danse)
La Bhagawata Purana raconte l'immense danse d'amour de Krishna et des Gopi (Bergères et amantes du dieu)
Dans la théogonie indienne, il est dit que Kamadeva, le dieu de l'amour, remporta la victoire (grâce à la danse) sur Shiva, Brahma et tous les autres dieux. Il ne lui reste plus que Krishna à vaincre. Celui-ci accepte le défi.
L'aire de danse est le sous-bois merveilleux de Vrindaba, sur les rives du fleuve, par une pleine lune d'automne.
Kamadeva lance une flèche contre les merveilleuses Gopi. Il leur demande, avec des regards tendres, la raison de leur présence dans la forêt au milieu de la nuit et pourquoi elles n'ont pas honte d'abandonner leur maison et leur famille. L'amour et la dévotion des Gopi font fondre le coeur de Krishna et il se met à danser pour elles.
Kamadeva lance une seconde flèche et s'approche des jeunes femmes. Les Gopi, sentant les courants d'adoration, deviennent orgueilleuses et arrogantes, si bien que Krishna, les laissant au dieu de l'amour disparaît avec sa bien-aimée, Radha.
C'est au tour de Radha de manifester de l'orgueil car Kamadeva vient de lancer sa dernière flèche. Alors, Krishna la quitte.
Pendant la séparation, les Gopi désespérées cherchent Krishna et l'appellent. C'est au cours de cette quête que Kamadeva est anéanti. Il disparaît pour toujours.
Krishna vainqueur réapparaît et se tient à la fois avec chacune et toutes les Gopi (sous des formes multiples), les satisfaisant pleinement dans leur amour.
Ce Lila montre clairement pourquoi le sentiment d'amour ne peut aller de pair avec l'orgueil et l'égoïsme.
Le Maharasa est le centre de tous les Lilas et constitue toujours, par une de ses parties, la danse de préparation de chaque Lila.
Le Raslila se base sur cette danse de Krishna, donateur universel d'amour.

Origine géographique

Inde

Mots-clés

Cote MCM

MCM_1986_IN_S2

Date du copyright

1986

Auteur val

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Inde. Danse sacrée du Raslila. Opéra Rituel. Photos Inde 1986-02-04 Photo numérique
Année de l'Inde. Raslila, Opéra Rituel. Affiche Inde 1986-02-04 Affiche
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Saison 1986 1986