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Inde. Chant hindoustani par Rita Ganguly ; Chants des Baûls du Bengale avec Nimay Bâul. Spectacle

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Évènement

Titre

Inde. Chant hindoustani par Rita Ganguly ; Chants des Baûls du Bengale avec Nimay Bâul. Spectacle

Date

1993-03-30

Date de fin

1993-03-31

Artistes principaux

Lieu de l'évènement

Type d'évènement

Musique

Description de la pratique

30-31 mars 1993.
Chant hindoustani
La musique vocale légère de l'Inde du Nord se caractérise par la très grande diversité de ses genres et de ses styles
Le ghazal est une forme poétique née en Iran et qui fut introduite en Inde au XIIIe siècle par le grand poète soufi Amir Khusrau. Essentiellement lyrique, le ghazal chante l'amour, la fidélité l'amitié. Il a un caractère aussi bien profane que religieux selon les circonstances où il est chanté.
C'est au XVIIIe siècle que le thumrî fait sa première apparition à la cour de Lucknow. Ce chant d'amour apparemment plein de grâce et de légèreté exige, du fait de la richesse de ses ornements, une très grande virtuosité.
Le tappâ, à l'origine chant populaire des chameliers du Punjab est rarement chanté de nos jours. Ce chant d'amour mêle divers aspects des khyal et thumrî et se caractérise par sa rapidité.
Biographie de Rita Ganguly

Chants mystique des Bâuls du Bengale par l'ensemble Nimay Baul
Baûl est un terme bengali signifiant "fou de dieu", "illuminé" et par extension "détaché du monde", "chercheur de vérité". Ce mot désigne des musiciens et chanteurs errants mystiques qui de village en village sillonnent le Bengale.
On ne devient baûl qu'au prix d'une longue initiation musicale et spirituelle sous la conduite d'un guru. Ce mouvement mystique prit son essor au Bengale dans le courant du XVIIe siècle mais repose en fait sur des bases religieuses plus anciennes (le vaïshnavisme) qui s'opposaient au dogmatisme et à la rigidité de la religion védique. Ce courant qui connut un très grand succès auprès des basses castes, et qui fut inspiré par la mystique hindouiste de la bhakti, subit également l'influence du soufisme apparu en Inde du Nord dès le XIIe siècle.
De nos jours, les Baûls ne se réclament ni de l'hindouisme ni de l'islam dont ils condamnent le sectarisme. Ils considèrent leur corps comme étant la matière même dans laquelle le divin doit s'épanouir et cherchent ainsi, par la musique, la fusion de l'individu et du divin.
"Le Baûl est tout entier livré à sa propre nature. A son gré il rit ou il pleure, il danse, il implore et il adore. Il vit une existence étrange, presque folle, dont les valeurs sont à l'opposé de celles des autres. Son toit est une branche d'arbre, toute l'année durant il va de province en province, errant comme un danseur mendiant qui ne possède rien d'autre au monde que ses haillons." D. Bhattacharya, Mirror of the sky.
Il accompagnent leurs chants de différents instruments: le dotara est un luth à quatre cordes, l'ektara leur instrument emblématique, monocorde fait d'une tige de bambou fendue dans le sens de la longueur et fixée à un cylindre de bois creux. Pour marquer le rythme, ils utilisent de petites timbales duggi et des clochettes jhuri.

Origine géographique

Inde

Mots-clés

Cote MCM

MCM_1993_IN_S6

Date du copyright

1993

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Titre Localisation Date Type
Inde. Chants des Baûls du Bengale avec Nimay Bâul. Photos Inde 1993-03-30 Photo numérique
Inde. Chant hindoustani par Rita Ganguly. Photos Inde 1993-03-30 Photo numérique
Titre Localisation Date Type
Saison 1993 1993