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Japon. Hoichi. "Le bonze aux oreilles coupées". Opéra contemporain. Spectacle

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Évènement

Titre

Japon. Hoichi. "Le bonze aux oreilles coupées". Opéra contemporain. Spectacle

Date

1987-11-16

Date de fin

1987-11-17

Artistes principaux

Direction artistique

Lieu de l'évènement

Type d'évènement

Théâtre

Description de la pratique

Festival Sigma23. Bordeaux, 16-17 novembre 1987.
Maison des Cultures du Monde, Paris, 20 novembre 1987

Un opéra moderne sur des bases traditionnelles avec calligraphe, chanteurs, joueurs de Biwâ et danseurs de Nô et de Butô.
Avec la participation de l'Institut Franco-Japonais du Kyushu.

MESSAGE
Shigehiro YAMAMOTO
C'est un plaisir et un grand honneur pour moi de présenter aujourd'hui en France l'adaptation de "HÔICHI, LE BONZE AUX OREILLES COUPÉES" que j'ai réalisée pour la musique contemporaine et la danse.
L'histoire de Hôichi est un conte folklorique très populaire au Japon. Elle fait partie de ce vieux pays natal que chaque Japonais préserve dans sa tête, et qui change au rythme immuable des quatre saisons.
La popularité exceptionnelle de la tragique histoire des Heiké se nourrit du sentiment naturel de compassion pour ce qui va périr, et de cette fascination d'ordre esthétique pour l'anéantissement qui est un trait caractéristique de l'esprit japonais: "Les puissants eux-mêmes disparaîtront comme l'écume sur l'eau, car personne ne peut rien contre la fuite du temps'"
Dans le "Dit de Heiké", le monde est cruel, amer.
Mais l'histoire de Hôichi, c'est aussi la lumière de la sagesse religieuse, et la contradiction où se débat l'âme du moine-musicien aux prises avec les démons tentateurs qui jouent de sa passion artistique pour l'attirer à eux.
Et le spectateur trouvera aussi, non sans un peu d'humour, dans ce conte de fantômes bourré de mystères, la très ancienne fascination des hommes pour la communication avec l'autre monde, dûssent-ils y laisser leur âme.
Dans cette adaptation, j'ai essayé de fusionner l'art traditionnel japonais représenté par le biwâ, la calligraphie et la danse de Tsukushi au début de la première scène, avec des formes d'expression modernes telles que la danse butôh et une musique concrète fondée sur une matière sonore proprement japonaise.
Je tiens à remercier ici les responsables du SIGMA et de la municipalité de Bordeaux, le Théâtre de l'Alliance et la Maison des Cultures du Monde à Paris, M.François ROCHE du Ministère des Affaires Etrangères, M. Jean-Marie BOUISSOU, Directeur de l'Institut Franco-Japonais de Fukuoka, Melle Atsuko AWA, Melle Tomoko BILLON, et tous ceux qui m'ont permis de venir présenter "HÔICHI" en France.

Shigehiro YAMAMOTO
Né à Fukuoka (Japon) en 1944.
1966: Diplômé du Département de composition Musicale à l'université des Arts et Sciences de Fukuoka (Fukuoka Gakkudei Daigaku) Premier de sa promotion.
1967: Admis au Département de composition musicale et de direction d'orchestre à l'université musicale TOHO, à Tokyo.
1968: Premier Prix de composition pour son oeuvre "SHO-KEI" au Concours de Composition organisé par la librairie Ongaku no Tomo.
Artiste invité au Festival de Musique Contemporaine JAPON-U.S.A.
Son oeuvre "SHO" est choisie pour représenter le Japon au Festival International de Musique Contemporaine.
Depuis 1968, une oeuvre sélectionnée chaque année pour le Festival de Musique Contemporaine de Tokyo.
1970: Obtient le Prix Takei pour "Lydia pour huit voix de femmes".
1972: Etudes de composition et de direction d'orchestre à l'Institut Musical de Vienne.
1985: Directeur musical et chef d'orchestre au Festival Sino-Japonais de Musique à Pékin.
Obtient le Prix de la Musique de Cinéma au Festival de Fukuoka.
"KUNOINORI", oeuvre, commandée par le groupe ASKLA de San Francisco.
Composition de "KOKAI", oeuvre pour choeur, avec la Chorale de la Radiodiffusion de Pékin.
1986: Création de "SHO-KEI" en France, invité par l'ensemble "Nouvelle" de BORDEAUX.
1987: Invitation au festival SIGMA de Bordeaux et au Théâtre de l'Alliance à Paris.
1988: (Mars). Lecteur invité à l'université de Pau pour une série de conférences sur "L'Art et la
Beauté au Japon". Chef d'orchestre pour le concert commun du Choeur d'Aquitaine et de l'ensemble vocal des six universités de Fukuoka, à Bordeaux.

Fonctions.
1. Membre de l'Association de Musique Contemporaine du Japon.
2. Professeur de musique électronique à l'université des Arts et de Technologie de Fukuoka.
3. Chef d'orchestre permanent de l'orchestre des Citoyens de Fukuoka.
4. Chef d'orchestre permanent de l'orchestre Philharmonique de Fukuoka.

Masao ÔHBA
Né en 1928.
Spécialiste de la technique sonore, chargé de la production et de la programmation musicale de la chaîne de radio R.K.B. de Fukuoka, et producteur de musique concrète. Pour son activité dans ce domaine, il a obtenu, entre autres, le Prix de la Fondation Culturelle de la télévision nationale japonaise (N.H.K.)
Il est également très connu au Japon comme inventeur d'une nouvelle technique d'estampe, le "paper screen", qu'il a mise au point avec ses élèves de l'Association des Beaux-Arts NIKKI, dont il est membre honoraire. Ses oeuvres ont été exposées aux Etats-Unis, en Allemagne, en Angleterre, en Suède, en Norvège, et dans de nombreux autres pays.
Il est lauréat de l'Association Japonaise des Beaux-Arts et de l'Académie suédoise. Il est professeur invité de l'Académie SKANSKA (Suède).

"HÔICHI, LE BONZE AUX OREILLES COUPÉES" et son auteur, LAFCADIO HEARN.
Il y a huit cents ans, la noblesse de cour fut supplantée au premier rang de la société japonaise par la caste militaire des samuraïs. A la tête de cette nouvelle élite se trouvaient les deux clans rivaux de Genji et de Heiké.
En 1160, les Heiké prirent temporairement le dessus et connurent une période glorieuse. Mais elle fut de courte durée. La guerre reprit bientôt et en 1185, écrasé par les Genji à la bataille maritime de Dan-no-Ura, le clan Heiké fut complètement anéanti.
La chute tragique de leur clan donna naissance à l'épopée du "Dit des Heiké", qui connut un grand succès. Elle était chantée dans tout le Japon par des bonzes-ménestrels qui s'accompagnaient au biwâ, comme Hôichi, le moine aveugle qui est le héros du "Bonze aux oreilles coupées".
"LE BONZE AUX OREILLES COUPÉES" est l'oeuvre de Lafcadio HEARN. Ce romancier anglais d'origine grecque vint s'installer au Japon à partir de 1880 et y vécut jusqu'à sa mort. Il s'était fait naturaliser japonais sous le nom de Yagumo KOIZUMI, et a laissé un grand souvenir dans l'histoire littéraire de son pays d'adoption.
Lafcadio HEARN s'était passionné pour les histoires de revenants, dont il publia un gros recueil sous le titre de "KAIDAN" ("Histoires de fantômes"). L'histoire de Hôichi est l'une des premières qu'il écrivit.

En commemoration du 5eme Anniversaire du Jumelage FUKUOKA-BORDEAUX
Hôichi "Le bonze aux oreilles coupées"
MUSIQUE CONCRÈTE. BIWA. DANSE MODERNE. BUTÔ
Auteur Lafcadio HEARN Yagumo KOIZUMI
Musique, Adaptation, Mise en Scène : Shigehiro YAMAMOTO
Direction artistique, Son : Masao OHBA
Éclairage : Mikio SONODA
Direction : Giichi MURAKAMI
Organisation : Association Culturelle Nishi Nippon

Acteurs
Hôichi (bonze joueur de biwâ), joueur de nishiki-biwâ, (luth japonais): Goro SUITO
Keshin (âme de Hôichi), danseuse de ballet moderne: Sonoko YUHARA
Oshö (bonze, maître de Hôichi), calligraphe d'avant-garde: Bokuden MATSUDA
Fantôme de Kindachi (général du clan Heiké), butô, Nobuo HARADA
Fantômes des vassaux de la famille Heiké, danseurs de butô (4 personnes): Seiji YAMANOI, Yoshiaki KOGA, Kenji NUIBE, Yasuyuki SODEOKA
Kuroko, assistant vêtu de noir: Kumiko KAI, Yoshiko SIMOKAWA

SCENE 1.
Dans le village de Dan-no-Ura, peu de temps après la bataille où les Genji anéantirent le clan Heiké, des fantômes apparaissent et tourmentent les habitants.
Au temple du village vit un jeune moine aveugle, Hôichi, qui est un virtuose du biwâ. Le supérieur, abbé du temple, est son tuteur.
Une nuit, en l'absence de l'abbé, un samuraï inconnu se présente au temple. Il invite Hôichi à venir jouer pour son maître. L'aveugle le suit, croyant qu'on le conduit dans la résidence de quelque noble du voisinage.
Mais en réalité, son guide le mène jusqu'au cimetière dévasté de la famille Heiké.
Le prétendu noble n'est autre que le fantôme du chef du clan vaincu. Il demande à Hôichi de chanter le passage du "Dit des Heiké" qui raconte la bataille de Dan-no-Ura. Le jeune bonze, inconscient du lieu où il se trouve, s e met à chanter debout devant l e spectre.
Le timbre tremblant du biwâ résonne dans le cimetière obscur. Hôichi joue sous l'emprise des démons, et les fantômes se lamentent au souvenir des jours passés. Mais à ce moment survient l'abbé : inquiet de la disparition de son protégé, il s'est mis à sa recherche et le découvre en train de jouer avec ferveur au milieu des revenants.

Scénographie. Dans le cimetière des Heiké.
-danse des fantômes des Heiké : lamentation sur la chute du clan
-une voix appelle Hôichi
-conduit devant le Maître du clan, Hôichi chante la bataille de Dan-no-Ura
-danse : les démons prennent possession de Hôichi
-arrivée de l'abbé qui lutte avec les spectres
-l'angoisse du corps possédé par les fantômes

SCENE 2.
De retour au temple, l'abbé trace des soûtras sur l e corps de Hôichi pour l e sauver des fantômes qui ont pris possession de lui, par l'intercession du Bouddha. Mais il oublie les oreilles.

Scénographie. Dans le temple.
-le supérieur se présente
-calligraphie moderne
-danse du corps protégé par la puissance des soûtras
-musique bouddhique

SCENE 3.
La nuit est revenue. Les fantômes du cimetière ressurgissent, cherchant partout Hôichi et son biwâ. Ils entendent l e son de l'instrument, mais i l s ne peuvent pas retrouver le musicien protégé par la vertu des soûtras' à l'exception de ses deux oreilles qui se découpent mystérieusement dans l'obscurité.
Alors les spectres furieux lui arrachent les oreilles avant de disparaître à jamais.

Scénographie. Dans le temple.
-solo de biwâ par Hôichi
-entrée des fantômes qui cherchent le musicien
-les fantômes lui arrachent les oreilles
-les démons qui possédaient le jeune bonze disparaissent : surrection du corps purifié.

Composition musicale, arrangements

Textes

Origine géographique

Japon

Mots-clés

Date du copyright

1987

Cote MCM

MCM_1987_JP_S4

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Japon. Hoichi. "Le bonze aux oreilles coupées". Opéra contemporain. Photos Japon 1987-11-16 Photo numérique
Japon. Hoichi. "Le bonze aux oreilles coupées". Musique concrète, Biwa, Ballet moderne. Affiche Japon 1987-11-16 Affiche
Titre Localisation Date Type
Saison 1987 1987