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Japon. Dialogue des Cultures. "Interrogations" et "La marche du caméléon" de Yoshi Oida. Spectacle

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Évènement

Titre

Japon. Dialogue des Cultures. "Interrogations" et "La marche du caméléon" de Yoshi Oida. Spectacle

Date

1989-02-01

Date de fin

1989-02-12

Artistes principaux

Lieu de l'évènement

Type d'évènement

Théâtre

Description de la pratique

1-12 février 1989.
Dans la pratique du Zen selon la secte Rimaï, le Maitre pose certaines questions à son disciple qui chaque fois s'applique par la voie de la méditation à trouver la bonne réponse. L'ensemble de ces questions se nomme le Kôan, et se trouve contenu dans les recueils chinois Wou-Men-Kouan, Lin-Tsi-Lou et Pi-Yen-Lou, composés entre les XIe et XIIIe siècles.
Interrogations reprend un certain nombre de ces questions et les pose une à une aux spectateurs qui tentent de formuler leurs réponses, non plus par la méditation mais à travers les mouvements de Yoshi Oïda et la musique improvisée d'Akio
Hormis les questions et l'ordre dans lequel elles sont posées, le spectacle est totalement improvisé, la prestation de l'acteur et du musicien se nourrissant des réactions du public.

Cette forme de théâtre "minimal" qui met, sans décors ni artifices, l'acteur en contact avec son public, tente de se construire comme un dialogue constant et réflexif sur le sens de la vie.
Interrogations a été créé au Festival d'Avignon en juillet 1979.
Le spectacle présenté à la Maison des Cultures du Monde est une adaptation de cette première création.
Danse: Yoshi Oïda
Musique: Akio Suzuki

La marche du caméléon
Les Peuls de la boucle du Niger racontent qu'il y a très longtemps, quand le monde était encore jeune, trois hommes entreprirent un long voyage souterrain au pays des nains. Ils ignoraient tout du chemin qui les menait, Ils souffrirent bien des tourments et virent des merveilles dont le sens leur échappait.
Arrivés à la demeure de Kaydara, dieu de l'or et de la connaissance, ils repartirent chargés de richesses. Mais seul Hammadi revint sain et sauf. Parce qu'il était possédé du désir d'apprendre, il connut le sens de son voyage et transmit son récit à ses descendants.
Cette histoire, le maître-conteur ne la raconte jamais de la même manière. Celui qui a l'oreille fine saura saisir un des sens cachés de ce voyage initiatique, car la contrée souterraine que traversent les voyageurs de ce récit est celle de la pénombre, des forces occultes du dieu créateur et des esprits invisibles...
On aurait tort d'enfermer ce récit dans un passé immémorial ou de n'y goûter que le plaisir du dépaysement, car cette histoire est faite d'images, c'est-à-dire qu'elle en appelle à notre imagination et à notre écoute, et qu'entendre un conte, c'est d'abord le rencontrer.
La marche du caméléon fut créée en 1986 à Sant'Arcangelo di Romagna (Italie) dans le cadre du Festival de Danse et de Théâtre.
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Danse: Koffi Koko (Bénin), Yoshi Oïda (Japon)
Le conteur: Georges Perla (France)
Musique: Pape Thiam (Sénégal), Akio Suzuki (Japon)
Costumes et accessoires: Kate van Houten (USA)

Yoshi Oïda et le théâtre de l'invisible
Au-delà de leur source d'inspiration et de leur conception, ces deux spectacles reposent sur la même démarche théâtrale qui est celle de Yoshi Oïda:
"Le théâtre naît essentiellement pour moi de la relation qui s'accomplit entre le comédien et le public. Le théâtre vers lequel je tends s'appuie sur le pouvoir de suggestion qu'offre l'acteur au public, afin que celui-ci devine et imagine sa propre trame. Tout doit se passer comme si le comédien fournissait une intuition au spectateur, pour que le spectateur puisse à son tour la développer librement.
La raison d'être du comédien ne repose donc pas sur sa simple performance d'acteur, sur la beauté de ses mouvements, de sa voix, ni sur celle du texte, de la musique ou de la mise en scène.
Tout réside au contraire sur la capacité qu'a le comédien d'emporter avec lui le spectateur en un autre espace-temps, différent du quotidien. II faut pour ce faire, dépasser le plaisir immédiat qui n'est qu'une échappatoire.
Alors seulement, comédien et public suivent ensemble le chemin qui ouvre vers un ailleurs; ils voyagent vers ce quelque chose qui les dépasse et l'énergie qu'ils vont y capter peut transformer le quotidien à venir.
C'est ce que j'appelle "LE THEATRE DE L'INVISIBLE."
(Yoshi Oïda)

Après s'être initié aux techniques théâtrales traditionnelles japonaises (Nô et Kabuki, Yoshi Oïda a exercé son métier d'acteur au théâtre, au cinéma et à la télévision nippone. Invité en 1968 par Jean-Louis Barrault, il commence à travailler avec Peter Brook dans La Tempête d'après Shakespeare, Londres 1968, Orgast de Ted Hugues, Shiraz-Persepolis 1971, La
conférence des oiseaux d'après des textes mystiques persans, New York 1973, Les Iks d'après l'ouvrage ethnographique de Colin Turnbull, Bouffes du Nord 1974, L'os de Jean-Claude
Carrière, Festival d'Avignon 1979, Le Mahabharata adapté par Jean-Claude Carrière, 1985. Depuis 1970, Yoshi Oïda participe aux activités du Centre International de Recherche Théâtrale créé par Peter Brook. En 1978 il met en scène un spectacle inspiré de la mythologie japonaise, Ame Tsuchi, pour le Festival d'Automne, en 1982 Le Livre des Morts Tibetain d'Isabelle Famchon d'après le Bardo Thodol à la Maison des Cultures du Monde, ainsi qu'une adaptation de la Divine Comédie de Dante au Teatro Trastevere de Rome, et en 1983 la pièce de théâtre nô, Kayoi Komuchi(Traversant la montagne).

Koffi Koko
Koffi Koko est originaire du Bénin où il a été initié aux rites Nago. Formé à la danse rituelle et au langage du masque, il suit parallèlement une formation de danse classique avec Andrei Glissowski, d'afro-jazz avec Ken Motema, et de danse modeme avec Peter Goss, et collabore aux ballets Kodia et Lemba.
Koffi Koko est premier prix de danse au Bénin, au Togo, au Ghana et au Nigeria.
Ses créations sont Passages en 1984, et Matière' en 1986 pour Février de la Danse 1986 en Avignon.

Akio Suzuki
Le musicien japonais Akio Suzuki s'est spécialisé dans la conception et la réalisation d'instruments de musique reproduisant des sons de la nature. En 1963 il se consacre à des exercices d'auto-découverte portant sur la voix et les sons qu'émettent certains objets ou éléments naturels (cailloux, fils métalliques, eau...). En 1970 il crée son premier instrument, l'Analapos. En 1976 il réalise un concert et une exposition à la Galerie Minami de Tokyo, Objets de sons, instruments de sons. En 1978 dans le cadre du Festival d'Automne, il crée en collaboration avec Yoshi Oïda le spectacle de musique et de danse Mythologie japonaise. En 1980, toujours avec Yoshi Oïda, il présente à New York l'exposition et le concert Interrogations dans le monde. Suivent diverses tournées en Allemagne Fédérale, en Italie et en Australie, et en septembre 1988 il crée Entendre /es sons de la nature à l'Espace Bain Soleil de Kyoto.

Composition

Textes

Décors et costumes

Origine géographique

Japon

Mots-clés

Cote MCM

MCM_1989_JP_S1

Date du copyright

1989

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Titre Localisation Date Type
Japon. La marche du Caméléon. Yoshi Oïda et Koffi Koko, danse. Photos Japon 1989-02-01 Photo numérique
Japon. La marche du Caméléon. Yoshi Oïda et Koffi Koko, danse. Affiche Japon 1989-02-01 Affiche
Titre Localisation Date Type
Saison 1989 1989