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Japon. Jiuta-mai, danse des courtisanes. Spectacle

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Évènement

Titre

Japon. Jiuta-mai, danse des courtisanes. Spectacle

Date

2000-06-21

Date de fin

2000-06-22

Artistes principaux

Lieu de l'évènement

Type d'évènement

Danse

Description de la pratique

21-22 juin 2000
Littéralement, jiuta-mai signifie la danse (mai) des chants (uta) de la terre/campagne (ji). À l'époque d'Edo, au XVIIIe siècle, le principal genre vocal s'appelait naga-uta. C'était le chant du théâtre populaire, essentiellement du kabuki. Dans le Kansai, région de Kyôto et d'Osaka, se développa simultanément une autre forme de musique vocale appelée ji-uta. La danse jiuta-mai est née de cette musique.
Contrairement aux autres danses qui se présentaient sur scène, le jiutamai était pratiqué dans les maisons privées : chez les courtisanes et les geishas ou dans les maisons bourgeoises. Aujourd'hui encore, lorsque le jiuta-mai est donné sur scène, les artistes symbolisent une ambiance domestique en utilisant pour seul décor des bougies et deux paravents.
Le style et le répertoire du jiuta-mai se fonde sur quatre sources différentes : les hongyomono, thèmes de pièces de nô, dont les textes sous-tendent certaines danses (Kane ga Misaki, Kanawa) ; le tsuyamono, style de chants d'amour exprimant les états et les sentiments de la femme
amoureuse (chagrin, mélancolie, solitude, espoir, désespoir) ; le sakumono, danse comique dont les thèmes sont souvent tirés du théâtre kyogen (Nezumi no Michiyuki) ; le tegotomono, partie instrumentale relevant du genre sankyoku (musique de chambre pour koto, shamisen et shakuhachi), qui occupe une place importante à l'intérieur du jiuta.
Le danseur de jiuta-mai est généralement un acteur de kabuki (capable d'interpréter des rôles féminins) ou une geisha. Depuis la fin de la guerre, le jiuta-mai a connu un regain de popularité, non seulement dans le Kansai, sa région d'origine, où sont basées ses principales écoles :
Yoshimura et Yamamura à Osaka, Inoue à Kyôto, mais aussi à Tôkyô où est venue s'installer l'école Kanzaki.
La musique qui accompagne le jiuta-mai appartient au genre sankyoku ou "musique pour trois instruments". Le sankyoku date de l'époque d'Edo et peut être considéré comme la musique de chambre classique japonaise. À partir du jiuta, essentiellement composé de chants accompagnés
au luth shamisen, le grand maître de la cithare koto Ikuta Kengyo a établi vers la fin du XVIIe siècle un répertoire pour koto, sangen (shamisen) et vièle kokyu, cette dernière fut ensuite remplacée par la flûte shakuhachi. Une des caractéristiques du sankyoku tient au fait qu'en dépit de ses origines vocales, la partie instrumentale y occupe une place prépondérante.
Les Japonais ont coutume de dire que dans le sankyoku, le koto représente l'ossature, le shamisen, la chair, et le shakuhachi, la peau.

PROGRAMME
Yuki (La neige) par Koyu YOSHIMURA
Tsuyamono de la fin du XVIIIe siècle, écrit par Geisya Soseki et composé par Minezaki Kôto.
La mélancolie d'une femme retirée du monde, qui se réveille un soir de neige et se souvient avec tristesse de ses amours de jeunesse.

Kane ga Misaki (La cloche du cap) par Ranmaru FUJIMA
Tegotomono tiré de Dôjyoji de nô, début du XVIIIe siècle (anonyme).
Une jeune fille tombe amoureuse d'un moine qui, pour échapper à cet amour, part se cacher dans la cloche d'un monastère. La jeune fille se change en un grand serpent et le poursuit jusqu'à la cloche autour de laquelle elle s'enroule. La flamme de sa passion brûle la cloche et le moine.

entracte

Tsuru no Sugomori par Keisuke ZENYOJI
solo de flûte shakuhachi

Kanawa (La couronne de fer) par Hideichi KANZAKI (Koichi Kano)
Hongyomono tiré de Kanawa de nô, XVIIIe siècle.
Vers minuit, une femme s'apprête à devenir un démon pour torturer son mari et sa maîtresse. Mais au sanctuaire shintô, le prêtre l'exorcise.

Nezumi no Michiyuki (Le double suicide des souris) par Yukimaro YOSHIMURA et Koyu YOSHIMURA

Tukurimono du XVIIIe siècle (anonyme).
Parodie d'une célèbre pièce de kabuki avec un double suicide amoureux.
Deux souris se jettent dans un bassin pour se donner la mort.

Hiroyuki SHIRAKI, koto et shamisen
Kazuhiro ISEKI, koto et shamisen

Remerciements au Service Culturel de l'Ambassade du Japon et à Monsieur Hideaki Mizukoshi.

Origine géographique

Japon

Mots-clés

Date (année)

2000

Cote MCM

MCM_2000_JP_S2

Ressources liées

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Titre Localisation Date Type
Japon. Jiuta-mai. Photos Japon 2000-06-21 Photo numérique
Japon. Jiuta-mai. Photos Japon 2000-06-21 Photo numérique
Titre Localisation Date Type
4e Festival de l'Imaginaire 2000