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Taïwan. La Parade du Dragon Taïwanais. Spectacle

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Évènement

Titre

Taïwan. La Parade du Dragon Taïwanais. Spectacle

Date

2000-02-06

Lieu de l'évènement

Type d'évènement

Cérémonie, rituel

Description de la pratique

Le centre culturel de d'information de Taïpei et la Maison des Cultures du Monde présentent La Parade du Dragon Taïwanais. 6 février 2000 à 15 heures devant le centre Pompidou.

A Taïwan, l'an 2000 est placé sous le signe du Dragon. Pour les 22 millions d'habitants de l'île, le dragon n'a rien d'un animal maléfique. En tant que divinité de la pluie, il est le garant de récoltes importantes et donc porteur de bienfaits. Mais il reste aussi, depuis des millénaires, indissociable de la culture chinoise et les habitants de Taïwan peuvent avec fierté se considérer comme fils du dragon. Là-bas, il n'est pas un temple qui ne soit protégé par un ou plusieurs dragons et chaque fête est l'occasion de faire "danser le dragon" pour s'assurer bonheur et paix.
La progression du dragon est conditionnée par les mouvements de l'énorme perle agitée devant lui et qu'il s'efforce d'attraper. On dit que cette perle représente la lune et que la gloutonnerie du dragon provoque parfois des éclipses. Quoiqu'il en soit, la danse du dragon est toujours accompagnée des sons joyeux et effrayants du tambour et du gong, indispensables à toute fête populaire. Pour fêter le début de l'Année du Dragon, quelque 40 jeunes gens de la section Acrobaties de l'Ecole nationale d'Opéra traditionnel chinois de Taïwan viennent présenter pour la première fois à Paris et dans l'Oise, outre un spectacle d'acrobaties, un dragon de 38 mètres et ne nécessitant pas moins de 15 "porteurs". Avec le concours de l'Association pour la Promotion des Echanges Culturels du Conseil Général de l'Oise, le dragon taïwanais sera le 7 février à Beauvais et le 9 à Compiègne. Parallèlement et jusqu'au vendredi 31 mars, le Centre Culturel de Taïpei à paris, expose dans ses salons sculptures, peintures et calligraphies, populaires et traditionnelles, relatives au dragon.

Tradition et renouveau.
L'Ecole nationale des Arts scéniques de Taïwan est née en juillet 1999 de la fusion des deux meilleures écoles d'opéra chinois traditionnel: l'Ecole expérimentale de Théâtre traditionnel Fu-Hsing et l'Ecole Kuo-Kuang des Arts de la Scène. Elle est la première école du spectacle du pays qui offre un cursus complet. Ses élèves, recrutés dès l'âge de neuf ans, peuvent y recevoir durant dix années une formation approfondie en opéra chinois (de Pékin, du Henan, taïwanais et hakka), en danse, en acrobatie, en musique traditionnelle et dans les diverses techniques de la scène.
Afin de former des artistes de haut niveau, l'Ecole nationale des Arts scéniques de Taïwan s'efforce de dispenser à la fois un enseignement pratique mettant en oeuvre les techniques du spectacle et un enseignement théorique privilégiant la culture générale et la littérature. Elle vise ainsi à permettre à ses élèves aussi bien de s'insérer dans la grande tradition chinoise su spectacle que de faire preuve de créativité et d'innover.

Troupe de la section cirque et acrobatie de l'Ecole nationale des Arts scéniques de Taïwan.
Les quelque quarante membres de la troupe, quoique fort jeunes, ont tous derrière eux une formation intensive d'au moins huit années. Le directeur de la troupe est le célèbre prestidigitateur et illusionniste Lo Fei-Hsiung.
Par leur adresse et leur étonnante énergie, les acrobates de la troupe savent susciter l'intérêt d'un vaste public et plaire aussi bien aux enfants qu'à leurs aînés. La troupe de la section cirque et acrobaties s'applique à mieux faire connaître et apprécier ces arts populaires traditionnels que constituent l'acrobatie et la jonglerie. Pour ce faire, elle effectue des tournées dans l'ensemble de l'île et se produit dans les villages de montagne les plus reculés. Sur l'initiative des autorités de Taïwan, elle présente son spectacle également à l'étranger, confortant ainsi l'image pacifique de chaleureuse du pays. En mêlant opéra, numéros de magie et acrobaties, elle a ainsi récemment su séduire le public nord-américain lors d'une tournée de 55 représentations au Canada et aux USA. Souhaitons qu'elle connaisse le même succès auprès du public français!

La Danse du Dragon

Origines de la danse du dragon.
Le dragon, animal imaginaire s'il en est, est mentionné depuis la plus haute Antiquité chinoise. Le langage populaire en garde le souvenir avec l'adage: "La Tigre soulève le vent, le Dragon apporte la pluie". Durant les périodes de sécheresse, on plaçait jadis des effigies de dragon devant les temples pour appeler la pluie. Mais à partir de quelle époque le dragon a-t-il été intégré aux festivités de Nouvel An et aux grandes cérémonies votives? Un poème intitulé "Lanternes allumées" de l'empereur Jian-Wen (371-372) témoigne par deux vers de la pratique, dès cette époque, de la danse du dragon: "Silhouette de vannerie de bambou, dragon de roseau tressés".
On trouve par ailleurs dans le "Recueil des dits, rites et coutumes de Wu-Jin" le passage suivant: "Avec une armature de bambou et une étoffe de soie, on construit un dragon constitué d'une dizaine à quelques dizaines de sections. Une dizaine de solides gaillards le tiennent par des poignées et le font danser. Il s'enroule sur lui-même et se tord, puis d'un mouvement rapide de sa carapace prend son envol. Il se meut au Nouvel An au son du gong et du tambour. C'est ce que l'on nomme "mouvoir le dragon-lampion" Devant lui on agite une boule dont il suit tous les mouvements. C'est ce que l'on nomme "le jeu du dragon et de la perle". Durant les cinq premiers jours, on peut voir, à l'intérieur et à l'extérieur des temples, toutes sortes de dragons qui vont et viennent, telle la navette d'un métier à tisser. Lorsque la danse du dragon a lieu le soir, on parle de "dragon-lampion nocturne". "Les "Annales des merveilles de Kaifeng", chronique de l'époque des Song, évoque également les festivités de la Fête des Lanternes en ces termes:"'à droite et à gauche, sur les battants des portails, l'effigie d'un dragon faite de branchages attachés et tendus d'une toile verte. Le tout est surmonté d'innombrables bougies. A regarder les sinuosités de cette silhouette, on croirait voir un dragon qui s'envole'". De nos jours encore, la danse du dragon est pratiquée partout où vivent des communautés chinoises. Dans "l'Elégie de Chang-An", Zhang Heng évoque "les bêtes gigantesques qui partout sont en quête". Sans doute mettait-on jadis en scène toutes sortes d'animaux. Aujourd'hui encore, la danse du dragon est concurrencée par celle du lion.
La danse du dragon est semblable à celle du lion. Elle est également un reste de cérémonies votives d'autrefois. Elle vise en premier lieu à protéger hommes et bétail des maladies, mais elle possède aussi d'autres vertus car le dragon est dans la conscience collective des Chinois un animal de bon augure, un être sacré qui inspire le respect. En tant que maître de la pluie, le dragon assure des récoltes abondantes et donc la prospérité et le bonheur.

Déroulement de la danse du dragon.

A Taïwan, chaque fête religieuse ou non, est l'occasion de faire danser le dragon. Dans la plupart des cas, cette danse se déroule devant un temple. Les quatre accessoires nécessaires sont la "perle du dragon"", la tête, le corps et la queue du dragon. Chacun d'entre eux est tout d'abord dessiné, puis assemblé, encollé, peint, et pourvu d'ornementations avant d'être réuni aux trois autres. Le corps du dragon est généralement constitué soit de neuf sections, soit de douze, soit de vingt-quatre. Le chiffre neuf, par référence à une expression idiomatique, signifie ici innombrables (division de temps). Les douze sections symbolisent les 12 mois de l'année solaire alors que les vingt-quatre sections symbolisent les 24 périodes du calendrier lunaire. Le dragon peut être doré, argenté, vert ou rouge. Son corps est recouvert d'une pièce de tissu blanc émaillé de couleurs vives. Chaque section du dragon est pourvue d'une hampe qui permet de la porter. Pour animer le dragon de façon harmonieuse, il convient que chacun des porteurs agisse en synchronisation parfaite avec les autres. Celle-ci est bien sûr le fruit d'une longue pratique et d'un véritable esprit d'équipe.
Les mouvements du dragon sont guidés par la perle, boule de tissu bariolé que l'on agite devant lui. En tentant de s'en emparer, le dragon est amené à tourner sur lui-même ou encore à sauter comme pour s'envoler. Le bruit des pétards ouvre la marche que clôt celui des gongs et des tambours. La danse du dragon peut comprendre les séquences suivantes:
1. Le dieu dragon descend sur terre
2. Offrande au dragon droit
3. Offrande au dragon faste
4. Le dragon se tord pour attraper la perle
5. Le dragon d'or se fait des volte-face
6. Les mille méandres du dragon
7. Le dragon des Sept Mers
8. Les deux dragons de la Fortune
9. Le dragon d'or agite sa queue
10. Apothéose du dragon

PROGRAMME
1. Plus haut que le drapeau
Comme mus par des ressorts, des garçons et des filles s'envolent et virevoltent en des sauts acrobatiques incessants au-dessus d'un vaste drapeau bariolé de 2 mètres sur 2 mètres cinquante que d'autres danseurs agitent.
2. Jolies jambes qui jonglez sans gêne
Dans ce brillant numéro d'antipodistes, les acteurs, seuls et en groupe, jonglent avec des objets empruntés à la vie quotidienne: jarres, tonneaux, tables, échelles et perches.
3. A ne plus savoir où donner de la tête
Un bol qui tourne au bout d'une tige de bambou: il n'y a pas de quoi en faire un plat. Mais quand il y en a plusieurs et que le premier lancé menace de tomber alors que le dernier commence juste à tourner, il convient de se dépêcher pour éviter une catastrophe.
4. A la mode de chez nous
Un panorama folklorique de Taïwan où, à travers danses, chants et jeux pleins de dextérité, se manifeste aussi bien la culture aborigène que celle de la population chinoise.
5. Habiles, fragiles, subtiles et graciles
Tableau séduisant de charmantes jeunes filles qui dansent, se déhanchent et prennent les poses les plus acrobatiques tout en faisant tourner des assiettes sur des tiges de bambou.
6. Equilibre précaire
Prenez une table sur laquelle vous placez quatre ou huit bouteilles. Placez sur ces dernières un bon nombre de chaises et asseyez-vous tranquillement sur le tout. C'est ce que fait l'acrobate équilibriste qui réalise ce numéro. Personnes émotives s'abstenir.
7. Vif comme l'éclair
En équilibre instable sur une planche posée sur un cylindre, l'artiste effectue de rapides mouvements latéraux de va-et-vient; on pourrait croire que de ses deux mains balanciers il narre une histoire, celle de la liberté du corps qui semble faire fi des contraintes de la pesanteur.
8. Pièce montée
Tous les membres de la troupe, garçons et filles, se retrouvent sur la scène en un ensemble coordonné qui se dresse en pyramides humaines et autres figures saisissantes.

6 photos

Origine géographique

Taïwan

Mots-clés

Date (année)

2000

Cote MCM

MCM_2000_TW_S1

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Titre Localisation Date Type
Taïwan. Les mille et un tours du dragon Taïwannais. Affiche Taïwan 2000-02-06 Affiche
Titre Localisation Date Type
Saison 2000 2000