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Egypte. Nubie, Hamza el Din, chant, 'ûd et târ. Spectacle

Collection

Type de document

Évènement

Titre

Egypte. Nubie, Hamza el Din, chant, 'ûd et târ. Spectacle

Date

1996-02-01

Date de fin

1996-02-04

Lieu de l'évènement

Type d'évènement

Musique

Description de la pratique

Nubie, 1-4 février 1996
HAMZA EL-DIN est né en Nubie en 1929, très exactement à Wadi Halfa au Soudan (tout près de la frontière égyptienne) dans un milieu où la musique tient une grande place.
Après des études d'ingénieur au Caire, il entre à la compagnie de chemins de fer égyptienne et consacre son premier salaire à l'achat d'un luth arabe. Pris de passion pour cet instrument, il s'inscrit au Conservatoire de Musique du Caire et, poussé par des amis poètes, se lance dans la composition.
La construction du barrage d'Assouan, en plein territoire nubien, inquiète Hamza el-Din. Il y pressent une menace pour le peuple nubien qui vit et cultive cette terre depuis des siècles. Il essaie en vain de convaincre ses amis des dangers éminents de ces travaux.
En effet, une grande partie de la Nubie et des milliers d'années d'histoires seront ainsi submergées par les eaux du Nil. Les Nubiens d'Egypte se réfugient à Kum Ambo et les Nubiens du Soudan à Khashm el-Girba. La culture nubienne est-elle condamnée à disparaître? Ces événements décident Hamza el-Din à composer des chansons politiques en langue nubienne alors que ses compatriotes l'ont pour la plupart négligée pour l'arabe.
En 1959, il reçoit une bourse du gouvernement italien pour étudier la guitare au Collège Santa Cecilia de Rome ce qui lui permet de s'initier à la musique classique occidentale.
Découvert au Festival de Newport en 1964, il enregistre la même année un microsillon pour la maison de disques américaine Vanguard. Ce disque sera le premier d'une série de seize publiés aux États-Unis et au Japon. Invité en 1981 à Tokyo pour effectuer une recherche comparative sur le luth arabe 'ûd et le luth japonais biwa, il décide de faire du Japon son pays de résidence. Il donne également des cours d'ethnomusicologie dans des universités américaines notamment à l'université du Texas. Il se produit régulièrement en concert dans les grandes villes, Bruxelles, Tokyo, Los Angeles, San Francisco, Boston et New York.
Sa parfaite maîtrise de la musique classique arabe, des musiques et des rythmes traditionnels nubiens ainsi que de la musique classique occidentale lui valent d'être invité à participer à des expériences musicales avec le Quatuor Kronos (1992) en particulier pour le morceau désormais célèbre "Escalay : The Water Wheel" (album Pieces of Africa).
En 1993 il compose à la demande de Peter Sellars la musique de scène des Perses et se produit dans le spectacle. On lui doit également des musiques de film, notamment celle de The Black Stallion réalisé par Francis Ford Coppola.
Ses compositions personnelles comprennent aussi bien des pièces pour le 'ûd, que des chants d'inspiration traditionnelle accompagnés au luth ou au târ, tambour sur cadre du Haut-Nil.
A la différence des autres luthistes arabes, Hamza el-Din ne se laisse point influencer par les sonorités chatoyantes de la Méditerranée et de l'Espagne. Au contraire, du fait de ses origines nubiennes, sa musique rappelle les timbres des luths, des harpes ou des lyres de l'Afrique orientale et il en résulte un jeu empreint de noblesse et d'un grand dépouillement.
"Ma musique trouve ses racines au plus profond de moi-même et dans la culture nubienne. (...) Avant moi; on jouait du tambour, on frappait dans ses mains et les gens se réunissaient pour chanter. J'ai été le premier à adopter le 'ûd et à composer des pièces instrumentales. Dans la musique comme dans les paroles il y a des éléments que les Nubiens peuvent clairement reconnaître."
Discographie récente :
Hamza el Din, Al Oud : instrumental and vocal music of Nubia (Vanguard 791 94-2)
Hamza el Din, Sudan : songs of the Nile (JVC VICG5007)

Assaramessuga / Enfance
Te rappelles-tu notre enfance ? Il y avait un ruisseau,
Il y avait un palmier Généreux
Et ses dattes étaient délicieuses, Douces, et toi à mes côtés.
Les aubes étaient rouges L'étoile du matin brillait,
Elle n'est plus là maintenant. Voici du lait blanc pour toi,
Encore chaud et crémeux. Bois-le, mon ami.
Enfants, menez Paître chèvres et boucs
Sur les berges de la rivière, Et nous nous baignerons.
Non. Comment pourrais-je oublier
Tout cela ? Non.
Tu étais un enfant, J'étais un enfant.
Tu faisais couler le miel, Je cueillais les dattes.
Le palmier se dressait Sur la colline, dans le sable
Chérissant notre amour. Et là, sous la
Tendre sollicitude de son ombre Il grandissait,
Petit arbre d'amour, Il se dressait
A sa place, Immobile et digne,
Sans crainte, Le petit palmier
Hélas, hélas Il a été noyé
Nous l'avons vu descendre, Descendre,
Alors que nous nous éloignions.
Ô Allah, pardonne à ceux Qui l'ont noyé,
Allah, pardonne-nous, Nous qui t'avons abandonné.

Paroles et musique : Hamza el Din
Le concert se déroule en une seule partie, le programme sera annoncé par l'artiste.

Composition musicale, arrangements

Origine géographique

Egypte

Mots-clés

Date du copyright

1996

Cote MCM

MCM_1996_EG_S1

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Titre Localisation Date Type
Saison 1996 1996