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Irak. Munir Bachir, luth arabe "al-'ud". Spectacle

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Évènement

Titre

Irak. Munir Bachir, luth arabe "al-'ud". Spectacle

Date

1997-06-06

Artistes principaux

Lieu de l'évènement

Type d'évènement

Musique

Description de la pratique

Vendredi 6 juin 1997.

MUNIR BACHIR, luth arabe "al-'ûd"
- Maqâm Hijâz Kar, suivi d'un beste al-'irâqi Le beste est une chanson populaire par laquelle se termine les grandes suites vocales de l'art du maqâm irakien.
- Maqâmat 'Awj, Mukhalif, Afshar et Yegâh
- Improvisations à partir de thèmes populaires kurdes et rahawi d'Irak
- Maqâm Bashiri
- Al-Naqâh (La pureté), musique d'inspiration soufie
- Amour et paix (dialogue Orient-Occident)

Munir Bachir est né à Mossoul en Irak en 1930 dans une vieille famille de musiciens. Dès son plus jeune age, son père lui apprend le luth arabe 'ûd. Il fait ensuite six ans d'études à l'Institut de Musique de Bagdad dirigé par Chérif Muhyiddin puis prépare un doctorat de musicologie à Budapest.
Ardent défenseur de la musique arabe, Munir Bachir lutte plusieurs années pour parvenir à imposer son instrument en récital. Fidèle à la lettre et à l'esprit de la musique arabe traditionnelle, Munir Bachir improvise à partir de bases on ne peut plus authentiques. Créateur autant qu'interprète, sa musique évolue en permanence sans jamais se répéter.
"Au cours de l'itinéraire que suit le public avec moi, nous découvrons ensemble, au fil des mélodies, les différents aspects de mon imaginaire. Les improvisations, comme mes créations musicales spontanées, jaillissent dans une profusion de formes colorées, loin des contraintes du goût et des structures esthétiques établies" (Munir Bachir).
Le maqâm arabe est une construction complexe dans laquelle se combinent une échelle de sons particulière, des règles régissant l'organisation de ces sons et enfin la manière dont ces règles sont appliquées pour aboutir à l'oeuvre d'art, création de l'instant puisque le plus souvent improvisée.
En vertu de ce principe, à chaque maqâm correspond un état émotionnel particulier, un sentiment modal, dont le musicien se sert comme d'une palette de couleurs pour traduire auprès de son auditoire un certain état intérieur.
Sous la double influence du raga indien et du récital occidental, le taqsîm a acquis un nouveau statut. Cet interlude, destiné à préparer l'auditoire à l'ambiance d'un mode musical dans une suite de poèmes chantés, est devenu le coeur du récital instrumental. En accoutumant depuis de longues années son public à des improvisations de plus en plus longues et complexes tant au plan de la forme que du système modal, Munir Bachir en est arrivé finalement à des 'uvres composées qui conservent toutefois ce caractère impromptu, imprévisible, qui est le propre de l'improvisation.
Le 'ûd de Munir Bachir a été construit en 1957, d'après ses instructions, par Muhammad Fadil Awad, grand luthier de Bagdad. Il a cinq cordes doubles et une corde grave supplémentaire placée à côté de la corde la plus aiguë. Son utilisation des harmoniques et son jeu dans des positions inaccoutumées confèrent à ses improvisations une qualité sonore originale et peu conventionnelle. Il pince les cordes avec une plume d'aigle fendue (richah).
Discographie :
Munir Bachir en concert à Paris, W 260006 Munir Bachir, Maqâmat, W 260050 Munir Bachir, Méditations, W 260071 3 CD
INÉDIT - Maison des Cultures du Monde, Distribution Auvidis

Loin de tout mirage occidental, Munir Bachir nous invite a un voyage
intérieur vers les sources de la culture irakienne, de la Mésopotamie j
I'âge d'or abbasside en passant par l'apport des traditions populaires.
Profondément attaché à une vision élargie de la musique arabe, il
n'hésite pas à se placer dans une dynamique à la fois historique et
géographique, considérant I'âge d'or de la musique arabe au temps des
Abbassides comme l'aboutissement parfait d'une .intégration d'élémen ts
relevant de la culture arameenne, mésopotamienne, perse, syriaque,
arabe. Par la suite allaient s'y ajouter d'autres éléments, byzantins, turcs,
persans ...
Le m a q h arabe est une construction complexe dans laquelle se
combinent une échelle de sons particulière, des règles régissant
l'organisation de ces sons et enfin la manière dont ces règles sont
appliquées pour aboutir à I''uvre d'art, création de l'instant puisque le
plus souvent improvisée.
En vertu de ce principe, à chaque maqsm correspond un état
émotionnel particulier, un sentiment modal, dont le musicien se sert
comme d'une palette de couleurs pour traduire auprès de son auditoire
un certain état intérieur.
Sous la double influence du raga indien et du récital occidental, le
faqsrm a acquis un nouveau satut. Cet interlude, destiné à preparer
l'auditoire à l'ambiance d'un mode musical dans une suite de poèmes
chantés, est devenu le coeur du récital instrumental. En accoutumant
depuis de longues annees son public à des improvisations de plus en
plus longues et complexes tant au plan de la forme que du système
modal, Munir Bachir en est arrivé finalement à des 'uvres composées
qui conservent toutefois ce caractère impromptu, imprévisible, qui est le
propre de l'improvisation.
Transcendant la quête soufie de l'union de l'individu à Dieu, la vision de
Munir Bachir temoigne aussi d'une réflexion sur l'essence de l'Homme
par delà les siècles et les frontiêres et affirme son enracinement dans
des civilisations qui ont acquis, avec l'histoire, une valeur d'universalite.
Elle est enfin une reconnaissance du genie humain. Si l'homme fut créé
à l'image de Dieu et s'il peut prétendre s'unir à Lui par l'amour et le
don-de soi, c'est dans la musique, plus que toute autre forme d'art, qu'il
peut à la fois échapper aux contingences de la réalité, sentir en lui le
souffle divin et affirmer sa capacité à créer et à donner.

Origine géographique

Irak

Mots-clés

Date du copyright

1997

Cote MCM

MCM_1997_IR_S1

Ressources liées

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Titre Localisation Date Type
Saison 1997 1997