Ressource précédente
Ressource suivante

Liban. Samar. Célébration chromaturgique. Spectacle

Collection

Type de document

Évènement

Titre

Liban. Samar. Célébration chromaturgique. Spectacle

Date

1996-03-29

Date de fin

1996-04-02

Artistes principaux

Lieu de l'évènement

Type d'évènement

Théâtre

Description de la pratique

29 mars-2 avril 1996
Conception, texte, réalisation Roger Assaf
avec
Roger Assaf
lssam Boukhaled
Bernadette Houdeib
Musique
Toufic Farroukh
Scénographie
Marc Mourani
Sarmad Louis
Éclairage et régie
Sarmad Louis
Hagop Der Ghougassian
et la collaboration de
Henri Assaf pour la scénographie
Christiane Nahas pour la chorégraphie
Myrna El Hares, Nicolas Damouni, Suzy Abou
Samra et Eliane Raheb pour la régie
SAMAR est une "célébration chromaturgique" autour de l'oeuvre de SAMIR KHADDAJE, peintre libanais vivant à Paris. Son oeuvre est liée à l'histoire récente de Beyrouth et à des amitiés humaines exceptionnelles.
Samar, en arabe, se dit d'une nuit que l'on passe à causer.
Samar évoque ce qui est brun, foncé, sombre.
Samar est l'endroit où il y a de l'ombre par un clair de lune.
ROGER ASSAF empoigne cette 'uvre picturale dans laquelle le noir est une couleur d'où jaillit la vie, e t qui est déjà par elle-même un spectacle cérémoniel. Le spectacle est un lieu de confrontation entre le peintre e t le metteur en scène - homme de théâtre qui pose des questions sur la peinture, la guerre, l'amitié. La peinture en est le personnage principal. Le texte écrit par Roger Assaf aborde les rapports du peintre avec la peinture, de l'homme avec la ville de Beyrouth et son histoire, de l'amitié dont le sens, le parcours et la profondeur ont une dimension tout à fait exceptionnelle dans la vie et l'oeuvre de Samir Khaddaje. Des matériaux concrets, pierres, bois, vitres, meubles, tissus, cartons, papiers, comme autant de lambeaux d'une vie détruite par la guerre, deviennent sur scène matière vivante et émouvante.

"SAMAR est né d'un désir commun de recherche et de réflexion sur l'oeuvre peint de Samir Khaddaje. La mise en 'uvre de ce projet a très vite révélé des divergences profondes, impossibles à affronter réellement et honnêtement dans les délais qui nous étaient impartis et dans les conditions vécues par chacun, à Paris ou à Beyrouth. Samir, en désaccord avec le fond et la forme du spectacle qui se préparait, proposa alors de ne point participer à ce travail et, avec la sincérité douloureuse et le profond respect de tout qui le caractérisent, m'offre en toute amitié de disposer de sa peinture pour en faire des diapositives et poursuivre, sans lui, un travail avec lequel il se sent en complet désaccord.
Le travail continue, dans le déchirement et l'incertitude,
L'amitié est sauve, et l'espérance, toujours présente, en partage."
ROGER ASSAF


ROGER ASSAF, metteur en scène et comédien
Né en 1941, Roger Assaf a été formé au Centre Dramatique de Strasbourg (1963-1965). À partir de 1965, il anime à Beyrouth le Centre universitaire d'études dramatiques puis participe à la création du théâtre de Beyrouth où il met en scène, entre autres, le Criquet Migrateur et Stalag Tango de G. Boustani (Festival de Nancy, 1967). En 1968, il fonde avec l'actrice Nidal Ashkar l'Atelier d'Art Dramatique de Beyrouth, puis il monte plusieurs spectacles à caractère politique qui sont généralement le fruit d'un travail collectif : Le Revizor (l968), Edition Spéciale (1968), Majdaloun (1969), Carte Blanche (1970), La grève et les Voleurs d'Ossama El Aref (1970). Marjane Yakout et la Pomme (1971), Izar (1972). C'est un théâtre d'expression exclusivement arabe et à vocation largement populaire.
La guerre civile impose une interruption quasi totale des activités culturelles. Pendant quelques années Roger Assaf mène une activité politique et théâtrale dans les camps palestiniens et les villages du Sud-Liban. En 1977 il fonde la troupe du Théâtre Al-Hakawati qu'il dirige toujours, et avec laquelle il mène une des plus riches expériences du théâtre arabe : travail collectif sur la mémoire s'inspirant du conteur traditionnel. Nombre de ses spectacles dont Hikayat 36 et Les Jours de Khiyyam (Maison des Cultures du Monde, 1983) lui valent d'être considéré comme l'une des plus importantes figures du théâtre arabe engagé. En 1993 il crée La Mémoire de Job d'Elias Khoury (Rond-point - Théâtre Renaud-Barrault, 1994) et monte La cantatrice chauve en 1995. II est l'auteur d'un ouvrage sur le théâtre et l'islam intitulé La Mise en Théâtre ou les Masques de la Ville (1984).
SAMIR KHADDAJE, peintre
Samir Khaddaje est né à Kfar Matta, dans le Chouf, entre 1939 et 1941. Il commence à peindre à Beyrouth en 1960. Cartographe rattaché à l'armée, il apprend à dresser des plans et à tracer des lignes. Sa formation picturale s'arrête là. En 1975, les frontières imposées par la guerre civile lui font abandonner un atelier devenu inaccessible.
Dans les années 70 il fait partie d'un groupe de travail collectif qui participe à un happening culturel (Dramamine 1976), à différents projets d'affiches et au Théâtre Al-Hakawati (1977-1982).
Cette période ainsi que ses oeuvres individuelles de 1975 à 1980 feront l'objet d'une exposition à Beyrouth. Depuis 1990 Samir Khaddaje vit à Paris, travaillant dans le sous-sol d'un hôpital du XVe arrondissement, et expose régulièrement à Beyrouth, à Bruxelles, à Paris et à Londres.
"Khaddaje est un homme qui n'a rien à perdre, rien à gagner, rien à démontrer, rien à prouver. Il n'espère ni ne désespère, ne se résigne ni ne revendique. Il vit, il vit à nu, sans écran et sans intermédiaire entre la vie du dedans et la vie du dehors (...)
Il ne recule devant rien, se rend partout, ne va nulle part, il entre et il va sans hésiter au coeur des choses (...). Il vit et il peint comme il vit, d'un seul et même trait, même mouvement, même instinct, même inlassable retour au vide qui se répète et qui s'obstine. Et du plus petit de ses croquis à la plus grande de ses toiles, la couleur, quelle qu'elle soit, éteinte ou étincelante, va se loger à l'intérieur de la lumière. Ce n'est plus seulement de la couleur, c'est du jour et de la nuit qui boivent et qui absorbent du jaune, du rouge, du mauve et du bleu.
Imaginez une feuille qui s'apprête à quitter son arbre, elle ne l'a pas encore quitté, elle va quitter, elle le quitte, elle tourne et se retourne en tombant sur le mouvement de sa chute, révèle en un fragment de seconde l'espace dans lequel la vie et la mort s'accouplent, s'annulent et recommencent, c'est cela l'oeuvre de Samir Khaddaje, c'est ce rien de réalité au bord de l'inexistence qui, retenant son souffle, met l'univers en branle ..."
Dominique Eddé, L'Orient Le Jour, 15 novembrc 1995

Toufic Farroukh, musicien
Né au Liban en 1958, Toufic Farroukh vit depuis plusieurs années en France où il étudie la musique et le saxophone (Licence de concert de l'École Normale Supérieure de Paris, 1990).
Il compose pour des longs métrages et des documentaires : Entre nous deux de Dima Al Joundi (Prod. R.T.B.F.) 1994, Le Caligraphe Massoudy de Serge Mascré (FR3) 1995, Histoire d'un retour de Jean-Claude Codsi, 1994.
Ali on Broadway (1994, Kind of Jazz, 86009-2, distribution Mélodie) est son premier CD. "Ce qui rend son premier disque foncièrement attachant, c'est une aptitude à instiller les couleurs orientales sous le dessin du jazz. (...) Si Toufic Farroukh réussit son pari, c'est par de réelles qualités d'écriture et de coloriste, composition comme arrangement. Il crée un univers." (Paul Sintas, JAZZMAN, supplément du Monde de la Musique, septembre 1994)
Toufic Farroukh a réalisé l'habillage sonore de Télé-Liban en 1995 et a accompagné la chanteuse Feyrouz dans plusieurs tournées en Europe et aux Etats-Unis.

Composition

Textes

Chorégraphie

Origine géographique

Liban

Mots-clés

Cote MCM

MCM_1996_LB_S5

Date du copyright

1996

scenographer

Ressources liées

Filtrer par propriété

Titre Localisation Date Type
Saison 1996 1996