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Espagne. Flamenco. Ana La China, danse. Spectacle

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Évènement

Titre

Espagne. Flamenco. Ana La China, danse. Spectacle

Date

1997-06-03

Artistes principaux

Lieu de l'évènement

Type d'évènement

Musique
Danse

Description de la pratique

Mardi 3 juin 1997
Ana La China: danse
Jaime Heredia « El Parron »: chant
Manuel de Malena: chant
Marina Heredia: chant
Domingo de los Santos: guitare
Luis de la Tota: cajon y palmas

1. Bulerias: Guitare, cajon y palmas
2. Martinetes: Chant solo par Jaime Heredia « El Parron » et Manuel de Malena
3. Seguiriyas: danse
4. Alegrias: chant par Marina Heredia, guitare, cajon y palmas
5. Tangos: chant par Marina Heredia, guitare, cajon y palmas
6. Fandangos: chant par Manuel de Malena, guitare, cajon y palmas
7. Malaguenas: chant par Manuel de Malena, guitare, cajon y palmas
8. Bulerias: chant solo par Marina Heredia
9. Tarentas: Chant par Jaime Heredia « El Parron », guitare, cajon y palmas
10. Soleà: danse
11. Fin de fiesta

Un spectacle flamboyant avec la grande danseuse Ana La China. Enracinée dans la pure tradition flamenca, mais ouverte aussi aux développements contemporains, sa démarche est un exemple magistral de l'ampleur de l'esthétique flamenca.
"Flamenco" est le terme générique par lequel on désigne une forme de chant (cante), de danse (baile) et de musique pour guitare (toque) de l'Andalousie. Il est aussi connu sous le terme de cante jondo (chant profond). Les origines du flamenco ont fait l'objet de nombreuses études et de spéculations plus philologiques que musicologiques. Plusieurs hypothèses ont été avancées sans que l'on puisse aujourd'hui en déterminer véritablement les origines. On sait toutefois que les gitans ont joué un rôle important dans le développement et la diffusion du flamenco, mais ils n'en furent pas les seuls créateurs. Ils ont apporté à cet art une expression poétique et musicale particulière, qui s'enracinait dans la pauvreté et reflétait la douleur de leur existence misérable.
Historiquement, le flamenco s'est développé principalement à Triana (le quartier gitan de Séville), Cadiz et Jerez de la Frontera, tout d'abord sur les jeux de travail et dans les réunions familiales puis, du fait de sa popularité, dans les fêtes publiques et les tavernes. Comme la société cultivée rejetait cette musique, ses principaux interprètes sont restés les gitans, les gens du peuple et les paysans. Chanté et dansé sur le coup d'une inspiration ou d'un "état", le flamenco n'a pas été formalisé avant le début du 19e siècle. En 1842 fut créé le premier café cantante. Ce type d'établissement se répandit rapidement en Andalousie, entraînant une prise de conscience de la beauté de cette expression musicale dans les classes intellectuelles et bourgeoises. Vers 1850 le cante flamenco était devenu tellement populaire qu'il était chanté dans les cafés cantantes de Cadiz, Jerez, Malaga et Séville. À côté du style cante jondo largement prédominant, apparurent d'autres formes destinées à satisfaire un public de plus en plus large. On assista alors à une professionnalisation du flamenco mais aussi à une commercialisation et à une normalisation qui étaient les premiers signes d'un déclin qui allait se poursuivre jusqu'à la Deuxième Guerre Mondiale. Ce n'est qu'en 1957 que le flamenco connut une renaissance égale à l'époque des cafés cantantes et qu'apparurent de nouveaux grands artistes.
Le flamenco comprend tout un corpus de formes "canoniques" liées à l'origine à une région d'Andalousie, mais dont les plus importantes (soleares, siguiriyas, bulerias, alegrias, fandangos, tientos et tangos') sont entrées dans le domaine commun. Chaque artiste se doit de les maîtriser et d'en développer sa version propre, souvent identifiable par un "air" particulier qui le cas échéant fera école.
Le flamenco ne s'est jamais figé dans son expression. Chaque génération a contribué à l'enrichir et à la renouveler, les grands artistes et interprètes lui imprimant la marque de leur créativité et des influences propres à leurs époques.
Ana La China, danse
Ana La China débute sa formation de danseuse à Séville avec Manolo Marin et Angelita Vargas. Elle travaille plusieurs années avec José Torres El Gurri et Salsa Flamenca, ensemble gitan andalou à Genève, ainsi qu'avec les chanteurs Antonio et Manuel Malena et la danseuse Ana Parilla. Elle s'établit à grenade en 1992 et tourne en Espagne et à l'étranger avec Alfredo Lago, Antonio Malena, Juan Carmona et Chicharrito. Depuis 1993, elle approfondit sa collaboration avec des musiciens de Grenade : Rafael Habichuela, Antonio Solera, Jaime Heredia, Pedro Carmona et Miguel Angel Cortes notamment, avec lesquels elle se produit au festival Noche del Albaicin, à la Pena de la Plateria, à la Casa Patas de Madrid, ainsi qu'en France, au Portugal, en Suisse et en Italie.
Le style de La China se caractérise par sa grande profondeur expressive, notamment dans les formes les plus classiques de baile telles que soleà, siguirillas et bulerias. Le spectacle qu'elle propose est exemplaire. Enracinée dans la pure tradition flamenca, mais ouverte aux développements contemporains les plus créatifs, sa démarche est un exemple magistral de l'ampleur de l'esthétique flamenca. Bravant les tabous, pour le spectacle Memoria flamenca, Ana La China a osé l'hérésie de se lancer, vêtue d'un pantalon, dans une farruca (farouche, réservée aux hommes).
Son style sobre, ses gestes ronds, souples et sensuels plongent le spectateur dans la plus pure tradition du flamenco "'farouche et sensuelle, belle comme l'amour, mais visage impassible même quand elle martèle le sol avec une sorte de frénésie sauvage, mains mobiles comme des oiseaux, corps souple comme une liane et dont les arabesques fugitives dessinées dans l'espace sont de brefs poèmes pour dire, avec un mélange de pudeur de d'audaces à la fois, toute la fierté d'un peuple'" G.L, La république du Centre, Janvier 93.

Jaime Heredia "El Parron", chant
Gitan du Sacromonte de Grenade, Jaime Heredia vient d'une famille de forgerons. Dès son enfance, il baigne dans l'ambiance du flamenco, au contact notamment de sa mère La Rochina, une chanteuse professionnelle de renom. Chanteur intuitif au style jondo par excellence, il est professionnel depuis l'âge de quinze ans et travaille notamment avec les danseurs Manolete et La Negra Montoya pour le spectacle Macama Jonda ; sa forte personnalité le fait reconnaître comme un chanteur "à l'ancienne" doté d'une puissance expressive peu commune.

Marina Heredia, chant
Née en 1980, la fille de Jaime Heredia chante en public depuis l'âge de onze ans ; très tôt, elle se fait remarquer par son sens du rythme, la justesse de sa voix et son respect de la tradition flamenca la plus pure. Elle excelle tout particulièrement dans les palos rythmés comme tangos et bulerias.

Antonio de Malena, chant
Également chanteur de la vieille école, Antonio Malena vient de Jerez de la Frontera, un des berceaux du flamenco, où il est l'un des piliers des penas et des fiestas. Il travaille souvent avec des artistes de renom tels que Moraito Chico, Ana Parilla, Angelita Vargas ou La Tati. Chanteur particulièrement apprécié pour son duende ravageur, il a notamment participé au disque Jerez : Fiesta y Cante Jondo, édité à Paris dans la collection Flamenco Vivo.

Miguel Angel Cortés, guitare
Né en 1972, Miguel Angel Cortès commence l'étude de la guitare à l'âge de six ans, avec son frère Paco Cortès. Dès l'âge de huit ans, il joue dans les Zambras, les spectacles donnés dans les grottes du Sacromonte, quartier gitan de Grenade. Une formation guitaristique très complète l'amène, dès l'âge de quatorze ans, à être sollicité comme guitariste aussi bien par des chanteurs que par des danseurs tels que Manolete, Antonio Canales, Mariquilla ou Javier Baron.
À l'âge de dix-huit ans, il commence à travailler avec son frère et la chanteuse Carmen Linares, avec lesquels il effectue des tournées dans toute l'Europe, au Proche-Orient et en Amérique Latine. En 1994, il obtient le deuxième prix au "Certamen de Guitarra Paco de Lucia" à Madrid, et débute sa collaboration avec Ana La China. L'année suivante il fonde son propre groupe et joue avec Enrique Morente. Le style de Miguel Angel Cortès se caractérise par une imagination féconde au service d'un style très créatif, qui s'exprime aussi bien dans le flamenco le plus pur que, occasionnellement, dans des expériences de rencontre et de fusion avec d'autres styles.

Discographie:
- Paco Cortès, Calle del Agua, (Cambaya Records, 1992)
- Carmen Linares, Canciones populares antiguas recopiladas por Frederico Garcia Lorca, Audiovis, 1994
- Carmen Linares, Desde el Alma, Flamenco en vivo, World Network, 1994
- 1. Certamen de Guitarra Espanola "Paco de Lucia", Polygram, 1995

Luis de la Tota, Cajon et Palmas.
Gitan de Jerez Luis de la Tota est un des percussionnistes les plus appréciés du monde flamenco, tant au cajon qu'aux palmas. En 1994, il est invité à participer au spectacle de Joé Merce. Il est également un poète apprécié et compose de nombreuses letras pour les chanteurs de Jerez.

Chorégraphie

Origine géographique

Espagne

Mots-clés

Cote MCM

MCM_1997_ES_S1

Date du copyright

1997

Ressources liées

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Titre Localisation Date Type
Saison 1997 1997