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France. La Graine d'Amérique, d'après le Popol Vuh ou Livre du Conseil. Les dieux, les Héros et les Hommes de l'ancien Guatemala. Spectacle

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Évènement

Titre

France. La Graine d'Amérique, d'après le Popol Vuh ou Livre du Conseil. Les dieux, les Héros et les Hommes de l'ancien Guatemala. Spectacle

Sous-titre

Compagnie Tour de Babel

Date

1996-09-19

Date de fin

1996-10-29

Artistes principaux

Lieu de l'évènement

Type d'évènement

Théâtre

Description de la pratique

Maison des Cultures du Monde
19 septembre-29 octobre 1996
LA GRAINE D'AMÉRIQUE. D'après le Popol Vuh ou Livre du Conseil. Les dieux, les Héros et les Hommes de l'ancien Guatemala. Par la Compagnie Tour de Babel.

LA GRAINE D'AMÉRIQUE
Avec
Anne-Sylvie Meyza Ixbalanqué
Alain Servan Kukulkan / Hunapù
Romain Pompidou Maître artisan du Soir / Suprême Mort
Sylvie Garbasi Ixmucané / un crâne
Rosa Ruiz Géant de la Terre / Ixquic / un crâne
Gaël l'hostis Maître artisan du Jour / Sorcier Hibou
Gilles Debroise Géant de la Terre / un crâne

Adaptation, masques,
dramaturgie et mise en scène, Frédéric Servant
Création lumière, Christophe Renaud
Costumes et maquillages, Carine Guillaume
Décor et accessoires, Gaël l'Hostis et Gilles Debroise
Musique, Benjamin Lauber


Ce spectacle est librement inspiré du principal recueil légendaire et mythologique des Indiens Maya d'Amérique Centrale.
Avant le commencement du monde, Ixmucané, la mère des dieux, détient les oracles. Elle réunit ses cinq enfants, les Géants de la Terre, Les Maîtres artisans du Jour et du Soir et Kukulkan, le serpent à plumes, afin d'accomplir la création de la Terre, des plantes et des animaux. Mais quand vient le tour de l'homme, l'assemblée des dieux se heurte à plusieurs échecs: leur mère Ixmucané veut qu'il soit modelé dans l'argile, par ses deux enfants, les Géants de la Terre, mais cette première ébauche déplaît fortement à Kukulkan, le dieu du Ciel, qui la juge incapable de manifester la moindre reconnaissance envers les dieux qui l'ont créé, et décide de la détruire.
Ixmucané propose alors qu'un second type d'homme soit sculpté dans le bois, et les esprits de la végétation, les Artisans du jour et du Soir, se mettent immédiatement à l'oeuvre. Bientôt cette nouvelle créature est condamnée par le dieu du Ciel à subir la même sort que la première: rien ne semble le satisfaire, et il exige que soit créée une humanité véritable, capable de parler et de reconnaître dans les dieux des êtres supérieurs destinés à être vénérés.
Ixmucané, d'abord réticente, finit par lui révéler que la seule manière de mener à bien une création parfaite sera de sculpter la chair de l'homme dans le maïs. Mais la plante n'existe pas encore, et les dieux ne disposent que d'une seule graine: afin que le maïs germe et se multiplie, Kukulkan devra d'abord la planter au coeur du royaume souterrain de Xibalba, domaine sinistre où le dieu des enfers, Suprême Mort, règne en maître absolu.
Le dieu du Ciel relève le défi et descend au centre d la Terre, où Suprême Mort lui tend une embuscade et le condamne à être sacrifié, décidant d'éviter toue germination future en avalant la précieuse graine de maïs. Cependant, le dieu du Ciel ressuscite sous la forme d'un arbre aux fruits magnifiques, et Ixquic, la fille de Suprême Mort, qui ne peut résister à la tentation d'en manger un, se trouve bientôt magiquement enceinte de son esprit.
Elle remonte alors à la surface de la Terre, où elle accouche de deux jumeaux: Hunapù et Ixbalanqué, (le Soleil et la Lune) qui retourneront plus tard aux enfers afin de venger la mort de leur père et de récupérer la graine qui sommeille dans le ventre du roi des morts. Ils devront affronter la demeure ténébreuse, la demeure des frissons, la demeure des chauve-souris et la demeure des silex, et traverseront un cauchemar magique, qui les conduira finalement à la victoire et à la création de l'homme véritable, formé de soleil et de maïs.

LA CONCEPTION DU SPECTACLE

Ce spectacle est né de la rencontre du comédien avec le masque et la musique. Il évoque l'univers onirique du Popol Vuh.
Au gré de l'action, des personnages se détachent du choeur ancestral, composé par la communauté des dieux, et interprètent le drame fondateur qui aboutira à la formation du monde tel que l'a rêvé l'Indien Maya-quiché.
Dans cette forêt de symboles, retentit la Parole telle qu'elle fut prononcée et peinte avant d'être écrite, et dans laquelle on ne peut que reconnaître la voix de cette part en l'homme moderne dont il s'est détourné et dont l'Indien est aujourd'hui le dépositaire.
Le Popol Vuh ou Livre du Conseil, est l'une des sources majeures d'information concernant les cultures précolombiennes. Divisé en trois parties, il témoigne de la formation de la culture Maya-quiché, de l'ère préhistorique à l'ère culturelle. N'ont été retenues ici que la première et la seconde partie de ce livre, dont la construction se prête le mieux à une adaptation théâtrale, et qui se répondent l'une à l'autre de façon harmonieuse: ce que la cosmogonie affirme, l'épopée l'explicite à travers les aventures fantastiques des héros civilisateurs.
L'adaptation s'est appuyée sur des recherches destinées à pénétrer la pensée de la culture Maya-quiché, de façon à ne pas trahir ses traits fondamentaux. Elle s'efforce cependant, au moyen de son écriture à se rendre accessible à tous les publics en créant, à partir de la confrontation de traductions diverses et l'utilisation de sources parallèles, un drame susceptible de transmettre l'essentiel du contenu de cette 'uvre majeure du génie précolombien.
La vision de l'univers des anciens Maya, que retrace le Popol Vuh , inspira par son rayonnement les cérémonies et l'activité artistique des Indiens dans l'Amérique Centrale tout entière.
Ornés de fleurs ou de flammes, les temples y accueillaient jour et nuit jongleurs, musiciens, acrobates, danseurs ou illusionnistes, qui transmettaient au peuple l'ardeur des rites de mort et de fécondité. L'abondance des richesses se consumait dans les fastes artistiques des princes, et donnait lieu à l'un des plus fantastiques déploiements de théâtre de l'histoire de l'humanité.

La Compagnie Tour de Babel a voulu faire renaître ce théâtre de célébration à travers un spectacle qui incarnerait à la fois les plus vieux rêve de l'homme et la vitalité d'un nouvel art d'émerveillement populaire, avec comme ambition de ramener l'homme des civilisations industrielles sur le chemin de ses propres légendes.
Le décor, fond sculptural que les jeux de lumière transformeront en architecture vivante, se déploie comme une fresque dont les éléments évoquent les stèles et les temples de la forêt vierge.
La musique, essentiellement composée de percussions et d'instruments à vent, accompagne sur scène le déroulement du mythe, y mêlant les mystères d'une nature sauvage, la force brute des rituels et les mélodies raffinées de la cour des anciens princes. Sont présents sur scène de nombreux instruments d'usage
préhispanique, tels les percussions d'eau ou de pierre, les flûtes de terre ou de bambou, les calebasses, les teponazli, les ocarinas, les coquillages ou les bâtons de pluie...
Les costumes, conçus comme un feu d'artifice d'étoffe et de plumes multicolores, s'inspirent de la splendeur des anciennes parures, qu'ils réinventent et contribuent avec les maquillages à donner leur intensité magique aux apparitions des personnages.
Enfin, la rencontre du masque et de l'acteur évince de la scène la psychologie familière à l'homme moderne : elle préserve le mystère et la face étrange des dieux, tout en leur donnant une dimension profondément humaine.
Tandis que se succèdent sur son visage les masques, de déesses, de morts, d'artistes ou de guerriers, l'acteur tente avant tout de se faire magicien, clown ou danseur, afin d'incarner les rires, les terreurs, et finalement la dignité de l'Indien d'Amérique et peut-être d'une certaine condition de l'homme qui a renoué avec les origines du rêve

UN THÉÂTRE POPULAIRE, INTERCULTUREL ET PLURIDISCIPLINAIRE
La Compagnie Tour de Babel s'est donné pour tâche principale de servir de relais entre le public populaire de langue française et le fait culturel dans ce qu'il a de plus vivant et de plus actuel.
A une époque de grand brassage des cultures, elle a pour ambition de permettre à tous les publics d'aller à la rencontre des cultures étrangères ou lointaines, à travers des spectacles inspirés des grands mythes fondateurs, des contes ou des légendes qui sont le patrimoine commun de l'humanité et dont la forme naïve et profonde permettrait de joindre le plaisir de connaîtra l'émerveillement qu'on attend d'un spectacle.
Pour les jeunes membres de la compagnie, l'importance réside principalement dans le métissage culturel et dans l'enrichissement qui résulte de la rencontre du théâtre occidental avec les pratiques spectaculaires des autres peuples. Pour en rendre compte, ils ont décidé d'étendre leur répertoire à des textes modernes ou contemporains, qui traitent, le plus souvent, du choc des civilisations, des incompréhensions et des drames qui peuvent en découler mais aussi des promesses et des espoirs qu'il fait naître.
Dans leur optique, le théâtre n'est pas fait que de mots. Il ne devient lui-même que s'il admet en son sein plusieurs modes d'expression, Ainsi, le facteur de masques, le costumier décorateur, le musicien, l'éclairagiste et le comédien doivent travailler de concert pour lui permettre de parler aux sens aussi bien qu'à l'esprit. Mais le théâtre c'est également l'art du comédien qui réunit toutes les dimensions dans sa pratique de la scène : par sa voix, il ne fait pas que transmettre une parole, il chante aussi, à sa manière. Par sa gestuelle, il sculpte l'espace, il dessine des figures en mouvement, et sait devenir mime ou même danseur quand les mots ne suffisent plus.
C'est pourquoi les membres de la troupe sont tenus à un travail de formation et d'approfondissement constant de leur art, de façon à élargir sans cesse leurs moyens d'expression. Ils empruntent à toutes les cultures et à des styles différents des techniques de jeu, des gammes, des formes ou des couleurs qu'ils mettent au service du spectacle, de l'efficacité et de la lisibilité de la fable.
C'est en 1991 que la compagnie décide de quitter Paris pour s'installer dans le hameau de La Devignière, dans le canton rural et forestier de Saint-Claud, entre Angoulême et Limoges.
L'installation de la compagnie dans ce lieu privilégié a répondu à une triple attente :
- L'ancrage tellurique d'une architecture plusieurs fois centenaire et le charme de l'environnement naturel qui leur permet de nourrir en profondeur un théâtre de la fête et de l'éveil des sens.
- La proximité de nombreuses régions a favorisé la rencontre avec le public rural et les tournées dans les lieux de patrimoine.
- L'aménagement de l'espace devrait permettre dans l'avenir d'organiser de nombreux stages ouverts à tous les amateurs de théâtre, professionnels ou non.

LES MEMBRES DE LA COMPAGNIE TOUR DE BABEL
Romain Pompidou, président comédien, relations publiques
Sylvain Decaux, trésorier relations publiques
Frédéric Servant, metteur en scène adaptateur, facteur de masques
Gael L'hostis, comédien décorateur
Carine Guillaume, costumière maquilleuse
Gilles Debroise, comédien graphiste
Alain Servant, comédien
Anne-Sylvie Meyza, comédienne
Benjamin Lauber, musicien

LES CRÉATION DE LA COMPAGNIE TOUR DE BABEL
-Antigone, de Sophocle, Création au théâtre du Bel-Air à Paris en septembre 1989.
-La Tentation de Saint-Antoine , d'après Gustave Flaubert, Création dans le village médiéval de Conques en Aveyron en août 1992.
Tournée dans 30 lieux de patrimoine des régions Poitou-Charentes, Midi-Pyrénées, Limousin et Languedoc pendant l'été 1993 et l'été 1994.
Accueilli au Théâtre 14 à Paris du 1er septembre au 5 octobre 1994.
-Une Certaine Mulâtresse d'après Miguel Angel Asturias,
Création au Centre Georges Pompidou à Paris, dans le cadre du Cinquième Centenaire de la Rencontre des Deux Mondes en décembre 1992.
-La Graine d'Amérique d'après le Popol Vuh ou le Livre du Conseil des Maya-Quiché.
Création au Centre Saint-Martial à Angoulême le 4 juillet 1995.
Tournée dans les régions Poitou-Charentes et Midi-Pyrénées pendant l'été 1995.
Tournée en Auvergne et dans le Limousin en Août 1996.

Mise en scène

Origine géographique

France

Mots-clés

Cote MCM

MCM_1996_FR_S1

Date du copyright

1996

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France. La Graine d'Amérique, d'après le Popol Vuh ou Livre du Conseil. Les dieux, les Héros et les Hommes de l'ancien Guatemala. Photos France 1996-09-19 Photo numérique
France. La Graine d'Amérique, d'après le Popol Vuh ou Livre du Conseil. Les dieux, les Héros et les Hommes de l'ancien Guatemala. Affiche France 1996-09-19 Affiche
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Saison 1996 1996