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Syrie. Waed Bouhassoun et l'Ensemble Ornina. Spectacle

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Évènement

Titre

Syrie. Waed Bouhassoun et l'Ensemble Ornina. Spectacle

Sous-titre

Dirigé par Muhammad Qadri Dalal

Date

2006-03-11

Artistes principaux

Lieu de l'évènement

Type d'évènement

Musique

Description de la pratique

Waed Bouhassoune et l'Ensemble Ornina
Muhammad Qadri Dalal, direction musicale et 'ud
Waed Bouhassoune, chant
Ghassan Amouri, qanun
Muhammad Chihan, nay
Abdulhalim Hariri, violon
Abdulbasit Al Bakar, violon
Mahmoud Chaghale, riqq

Cinéma du Réel, un salon de musique documentaire avec M. Q. Dalal : images de la Syrie de la fin du XIXe siècle accompagnées d'une improvisation musicale au 'ud par Mohammad Qadri Dalal

Programme du samedi 11 mars 2006 à 20h30
- Introduction musicale Bashraf Hijaz, de Toufik As-Sabagh
- Improvisation taqasim au qanun
- Ya fajr lamma tatill, Aube, quand tu apparais, chanson syrienne des années cinquante
- Ma dam tahebb batenker leh ? Pourquoi nies-tu que tu aimes ? de Mohammad Al-Kasabjî
- Zalamouni annas, Les gens sont injustes envers moi, de Riad As-Sunbati
- Ya mousafir wahdak, Ô toi qui voyages seul, de Mohammad Abdel Wahab
- Wa darat al ayam, Et les jours passent, de Mohammad Abdel Wahab
- Intermède musical, prélude du dawr
- Improvisation taqasim au 'ud
- Emta'lhawa, Quand l'amour (dawr) de Zakaria Ahmad
- Ya mass'ad as-sobhia, Plaisir du matin, de Abu Khalil Al-Qabbani
- Hadhihi laylati, C'est ma nuit, de Mohammad Abdel Wahab, Anta Oumri, Tu es ma vie,
de Mohammad Abdel Wahab, Al Atlal, Les ruines, de Riad As Sunbati

Waed Bouhassoune fait partie d'un ensemble de musique classique arabe du Conservatoire de Damas composé exclusivement de femmes. Elle y joue du 'ud. C'est à ce titre qu'elle a été engagée, l'année dernière, pour tenir un petit rôle de « joueuse de 'ud » dans une pièce de théâtre invitée au 9ème Festival de l'Imaginaire. Mais ce rôle exigeait qu'elle chantât un extrait de poème' Et ce fut la découverte. Cette jeune musicienne possédait, sans s'en douter, un timbre de voix d'une qualité rare, comme on n'en entend plus qu'exceptionnellement, une de ces fameuses voix de la chanson arabe des années trente. On va tout de suite penser à Oum Kalthoum ou à Asmahan, mais non, pas du tout, bien qu'elle soit de la même ville comme cette dernière, Waed (littéralement : promesse) a une voix qui n'est la copie d'aucune autre, elle a la voix de Waed.
Dès que nous l'entendîmes, nous fûmes quelques-uns à nous dire que cette jeune fille devait chanter. L'idée ne l'emballa pas outre mesure. Au concours d'entrée du conservatoire, elle avait été recalée pour le chant, elle n'avait pas une voix de chanteuse de variétés comme celles dont raffolent les radios et les télés. Elle serait donc joueuse de 'ud et Waed s'en était convaincue. J'eus alors l'idée de demander au grand joueur de 'ud Muhammad Qadri Dalal de la convoquer à Alep pour une audition et de me dire son sentiment quant à sa voix et si on pouvait envisager d'organiser un concert avec elle.
Quelques semaines plus tard il m'envoyait le programme d'un concert qu'il organiserait pour le Festival de l'Imaginaire avec « Ornina », son ensemble de musique classique arabe, et Waed en vedette. Ce programme très éclectique met en valeur la voix de cette jeune chanteuse à travers un répertoire de chants traditionnels et de grands classiques de la chanson arabe du siècle dernier. Et c'est ainsi qu'il fut décidé que Waed ferait ses débuts à Paris avant de commencer une tournée de concerts dans le monde arabe.
Chérif Khaznadar

Programme du dimanche 12 mars 2006 à 17 heures
Muhammad Qadri Dalal, 'ud
Films Lumière
Damas : une place
Alexandre Promio, avril 1897, vue n°412, 40''
Turquie d'Asie (aujourd'hui Syrie). Piétons sur une place de Damas.
Souk-el-Fakhra
Alexandre Promio, avril 1897, vue n°413, 40''
Turquie d'Asie (aujourd'hui Syrie). Passants et portefaix devant les boutiques d'un bazar.
Actualités Pathé 1924-1931
Pathé News 1924-1931
Les opérateurs des Journaux Pathé documentent les grandes villes et les rues animées
d'un pays alors sous « mandat français ».
Damas
c.1924, 31'' / Panorama de la ville au couchant, toits et minarets.
Manufacture de tapis dans un orphelinat
1924, 1' 40'' / De très jeunes filles tissent de somptueux tapis de laine.
Alep, ville de Syrie
c.1925, 1'2'' / La ville, les piétons dans les rues, la citadelle, les souks, une marchande,
un fumeur de narghilé, des pasteurs du désert.
Alep, ville de Syrie
1930, 8'40'' / De la citadelle à la vieille ville : passants affairés, enfants qui jouent, artisans
au travail. La ville moderne : tramways, gare et terrain de football.
Syrie
1931, 3'18'' / La piété musulmane dans les mosquées de Damas.
Archives de la Planète, extraits du fond Syrie.
Autochromes de Frédéric Gadmer (octobre 1921) et Georges Chevalier (avril 1926).
Montage photographique réalisé en partenariat et avec l'aimable autorisation du Musée
départemental Albert Kahn - Conseil général des Hauts-de-Seine.
Entracte

Waed Bouhassoun et l'ensemble Ornina
- Introduction musicale Bashraf Hijaz, de Toufik As-Sabagh
- Improvisation taqasim au qanun
- Ya fajr lamma tatill, Aube, quand tu apparais, chanson syrienne des années cinquante
- Ma dam tahebb batenker leh ? Pourquoi nies-tu que tu aimes ? de Mohammad Al-
Kasabjî
- Zalamouni annas, Les gens sont injustes envers moi, de Riad As-Sunbati
- Ya mousafir wahdak, Ô toi qui voyages seul, de Mohammad Abdel Wahab
- Wa darat al ayam, Et les jours passent, de Mohammad Abdel Wahab
- Hadhihi laylati, C'est ma nuit, de Mohammad Abdel Wahab, Anta Oumri, Tu es ma vie,
de Mohammad Abdel Wahab, Al Atlal, Les ruines, de Riad As Sunbati

Un salon de musique avec cinéma documentaire
Le cinéma a, dès ses débuts, documenté les villes et paysages de Syrie. Des Vues
Lumière aux actualités Pathé ou Gaumont en passant par les films des opérateurs
envoyés par Albert Kahn, la Syrie des années 1897-1930 (d'avant le parlant) est parvenue
aux spectateurs français par fragments, instants, moments pris au quotidien des
rues et des campagnes. Bien sûr, ces images reflètent ce « goût oriental » qui servit
longtemps de vision aux Européens. Ces « vues » privilégient souvent le pittoresque et
l'exotique' Pourtant, quelque chose, toujours, échappe aux clichés et aux conventions :
une lumière, des mouvements et des gestes, des regards qui fixent l'objectif, des visages
entrevus' Le cinéma, à chaque projection, rend la vie à ce qui a depuis longtemps
disparu. Ce réel passé est un éternel présent dès qu'un spectateur s'en approche.
À regarder aujourd'hui ces courts films vieux d'un siècle, on ne peut que réfléchir, une
fois de plus, sur le temps cinématographique, sur le rythme des plans, sur ce que le
cinéma restitue d'un instant, d'un petit groupe d'être humains, d'une rue, d'une ville,
d'un paysage ou d'un métier. Le cinéma ne décrit pas, il enregistre. Ce qu'il fixe, c'est un
fragment de temps et d'espace, auquel le mouvement (des corps ou de la lumière)
imprime une imprévisible cadence, des développements inattendus, d'infinies variations.
Il le fixe en ouvrant le hors-champ à l'imaginaire, ce lieu où vivent l'homme qui
traverse une rue, l'enfant qui s'arrête devant l'objectif, l'autre versant de la colline, l'intérieur
des maisons.
De la Syrie viennent des images, et de la musique. Cette musique dont l'art, justement,
est si magnifiquement présent en Syrie. Quel pourrait donc être le point de rencontre
entre deux modes d'expression de ce réel complexe qu'est le rythme du monde, la
cadence des vies, le chant discret du quotidien' Cinéma et musique produisent tous
deux des récits du monde qui nous entoure. Ils en racontent les mouvements intérieurs,
les parts cachées, l'invisible.
C'est pour proposer à leurs publics ces idées et ces rêveries que le festival de cinéma
documentaire Cinéma du réel et la Maison des Cultures du Monde s'associent pour un
« salon de musique avec cinéma documentaire ». Connu pour être l'un des derniers
grands improvisateurs au 'ud, le grand maître Muhammad Qadri Dalal méditera musicalement
sur une sélection de « vues » cinématographiques de la Syrie des débuts du
cinéma (de 1897 aux années 30). Il ne s'agira pas là du traditionnel « accompagnement
musical » des séances de cinéma muet, mais d'une sorte de double récit d'un même
réel, d'une continuation musicale des images animées, du passage d'une forme à l'autre
de description du monde.
Marie-Pierre Duha mel-Muller

Muhammad Qadri Dalal, maître alépin du 'ûd
Muhammad Qadri Dalal est aujourd'hui l'un des derniers véritables improvisateurs arabes dans ce que cette tradition a de plus authentique.
Baigné dès son plus jeune âge dans les deux univers musicaux, religieux et savant, qui forgèrent la réputation d'Alep comme l'un des grands centres musicaux du Moyen-Orient, Muhammad Qadri Dalal se démarque de la plupart des luthistes d'aujourd'hui par une connaissance profonde et intime des modes arabes, les maqâm, dont il se plaît à explorer les plus rares, à la recherche d'ambiances et d'états émotionnels nouveaux, et par un respect absolu de ce genre improvisé qu'est le taqsîm.
Pierre Bois

Contributeurs

Origine géographique

Syrie

Mots-clés

Date (année)

2006

Cote MCM

MCM_2006_SY_S1

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Syrie. Waed Bouhassoun et l'Ensemble Ornina. Photos Syrie 2006-03-08 Photo numérique
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Titre Localisation Date Type
10e Festival de l'Imaginaire 2006