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Rwanda. Chants du Rwanda. Photos

Évènement

Type de document

Photo numérique

Titre

Rwanda. Chants du Rwanda. Photos

Sous-titre

Florida Uwera et Charles Kalisa, chant ; Médard Namaganya, cithare inanga et chant

Date

1995-12-07

Artistes

Lieu de l'évènement

Type d'évènement

Musique

Thème de l'évènement

Souffles d'Afrique

Description de la pratique

7-12 décembre 1995
PROGRAMME

1. Uli hehe se mana yanjyie ? / Où êtes-vous donc, mon Dieu ? : ce chant composé en 1963 par un compatriote de Florida qui survécut aux massacres de cette période, figure ici comme un chant de détresse des exilés.
Où êtes-vous donc, mon Dieu ? / Je crie dans la misère, jour et nuit / Vous m�entendez, c�est sûr / Mais vous ne réagissez pas !
Quel sacrilège ai-je commis, mon Dieu ? / Je suis considérée comme une anathème, / Une sale traîtresse à ma nation, / Poursuivie comme un assassin / Alors que de mon vivant / Je n�ai jamais touché personne du doigt.
Et même si j�avais péché, / Pourquoi les bébés sont-ils punis ? / Qu�ont fait ces jeunes filles, / Pour subir ce sort odieux ?
(trad. François Milimba)

2. Twaje twese Abatangana : « Cette chanson présente un cercle de jeunes au sein duquel, disent-ils, la haine est inconnue. Ils prétendent mener leur veillée une nuit et un jour. On remarquera le souci d�être le meilleur, qui est une des constantes de l�idéal rwandais. On ne sera pas étonné de trouver des accents guerriers chez un peuple qui s�est forgé au milieu des périls, ni de rencontrer quelque allusion aux vaches chez un peuple pasteur. (S. Sebasoni)
Refrain : Nous voici tous qui ignorons la haine / Nous voici tous qui chassons l�ennui / Venez, conduisons la veillée / Jurons aux géants inimitables / Que nous n�attendons pas d�être surclassés.
Voici ceux qu�honore notre veillée / Tendez vos oreilles, clarifiez vos regards / Elle s�affirme, la veillée des preux / Le jour aussi sera aux veilleurs tenaces / �
(trad. Servilien Sebasoni)

3. Rwahama, ibyivugo ou chant d�éloges à l�inanga composé lors des victoires de Kigeri IV Rwabugiri (XIXe s.).
Transmise oralement, la musique traditionnelle peut subir de légères variations d�une génération à l�autre, d�une personne à l�autre, voire d�une interprétation à une autre du même musicien.

4. Mutsili : ce chant dont le titre se traduit littéralement par "noir d�ébène" dans le sens de pureté, d�absence de tache, fut composé pour les fiançailles de la nièce du dernier roi du Rwanda. C�est l�éloge alterné de la fiancée et du prétendant. On y voit successivement énumérés les qualités de la jeune fille et du jeune homme selon les critères de la culture traditionnelle rwandaise. De la jeune fille on attend qu�elle soit source de paix et de sérénité, surtout pour le c�ur de son époux ; du jeune homme on attend qu�il soit un vaillant guerrier et un appui solide pour sa famille et ses amis.
La jeune fille se nomme Mutsili / Née pour conjurer le froid au c�ur de la nuit / Elle conjure aussi la soif des jeunes matins / Rendez lui sans cesse hommage, et souhaitons-lui fécondité.
Refrain : Ô mère* ! Inspire-moi, mère de bonté ! Ehé, ô vous, portez-leur à tous deux notre salut ! / Le jeune homme se nomme mystère pour les hommes avisés. / Je le trouve Force qui apaise les batailles rangées. / Rendez lui sans cesse hommage, et souhaitons-lui prospérité.
La jeune fille se nomme Sollicitude, éhé ! / Celle dont on sollicite l�eau et qui apporte saveur d�hydromel. / Et voici que je la trouve Bonté surgie au flanc de l�homme. / Rendez lui sans cesse hommage, et souhaitons-lui fécondité.
Le jeune homme se nomme Forêt du Grand sommet** / Forêt profonde où les hymnes foisonnent / Je le trouve Force qui angoisse les peureux / Rendez lui sans cesse hommage, et souhaitons-lui prospérité.
(trad. Servilien Sebasoni)
* Exclamation de joie et de plaisir.
** Mishahi est la forêt qui couvre le sommet où se partagent les eaux du Zaïre et du Nil.


5. Ndinda nangye ndaje : chant à danser, comp. de Florida Uwera.

6. Ibare : Chant de danse élégante.

7. Rangira. Ce mot, qui signifie littéralement "résonance" désigne le prénom de celui pour qui, selon la tradition rwandaise, la présente berceuse a été composée à la Cour en 1897. Les noms propres que contient ce chant évoquent le contenu historique et tragique de l�époque. Rangira, fils du prince Muhigirwa et petit-fils du roi Rwagugiri Kigeli IV (� 1895) a vu ses deux parents tués. La reine-mère Kanjogera qui régnait auprès de son fils Yuli Musinga décida d�épargner Rangira à cause de sa beauté et lui fit composer ce chant de consolation. Cependant rien n�y fit et Rangira fut assassiné. Les paroles de cette chanson ont été légèrement altérées par l�exil et les générations (source : Antoine Nyetera).
Ne pleure pas Rangira chéri / Mon bien-aimé, ne pleure pas / Fils choyé de ta maman.
L�enfant dessine son propre portrait / Ne pleure pas� / Et ressemble à tes parents.
Je crois qu�il ressemble à Musinga / Ne pleure pas� / Toi l�éloge des flèches.
Je m�aperçois qu�il ressemble à Nshozomihiga ("ce qui appelle la bravoure")
Il ressemble à Cyangabwoga ("celui qui refuse d�avoir peur") / Et c�est un homme qui ne s�entend pas avec les étrangers. (�)
A Kigali, dans la région de Nyamweru / Ne pleure pas� / Viens que je te donne la vache qui plaît aux pasteurs.
Viens que je te donne la vache qui plaît aux pasteurs / Ne pleure pas� / Celle qui vient à bout de la misère.
(trad. Antoine Nyetera)

8. Ben�imana, chant de nostalgie en exil composé par Florida Uwera.

9. Rwanmwiza, chant composé pour le roi Mutara II Rwogera (début XIXe siècle) interprété également par Rujindiri.

10. Nyangezi, chant à danser des Batwa.

11. Nimundeke ugende, chant de séparation, comp. de Florida Uwera.

Origine géographique

Rwanda

Contexte de captation

Spectacle

Mots-clés

Support physique

fr Diapositive

Couleur

fr Couleur

Cote MCM

MCM_1995_RW_S1_PN1

Date du copyright

1995

Editeur

Sujet photographié

fr Uwera, Florida
fr Kalisa, Charles
fr Namaganya, Médard