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Argentine. Néstor Garnica, concert de chacarera et de zamba. Spectacle

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Évènement

Titre

Argentine. Néstor Garnica, concert de chacarera et de zamba. Spectacle

Date

2010-03-25

Date de fin

2010-03-26

Artistes principaux

Lieu de l'évènement

Type d'évènement

Musique

Description de la pratique

Jeudi 25 mars à 20h30
Vendredi 26 mars à 20h30
Maison des Cultures du Monde
Dans le cadre des célébrations du bicentenaire des indépendances d'Amérique latine.

Originaire de la province de Santiago del Estero, véritable foyer et conservatoire des traditions musicales de l'Argentine, Néstor Garnica est considéré aujourd'hui comme un des plus brillants violonistes de son pays. Chacun de ses concerts se transforme en fête où le public se laisse emporter par la virtuosité de ses chacareras, zambas et autres rythmes de la musique santiagueña.
Mais jusqu'à quel point peut-on parler de musique traditionnelle en Argentine, terre de rencontres et de métissages ? La plupart des musicologues et historiens de la musique s'accordent à classer les traditions musicales argentines en deux grandes catégories : les musiques "indigènes", notamment celles des populations andines, et les musiques "créoles", fruit du métissage des traditions apportées par les Espagnols et de certaines traditions amérindiennes. Chacarera et zamba appartiennent à cette seconde catégorie. Leur histoire est relativement récente, guère plus d'un siècle et demi et elles sont étroitement associées à la danse, une activité particulièrement prisée, surtout lors des fêtes collectives ou familiales, dans les provinces du nord et du nord-ouest.
La chacarera est un genre musical et une danse de couple. La voix est généralement accompagnée au violon, à la guitare et à la grosse caisse bombo. Comme son nom l'indique, elle rend hommage aux filles des chacareros, les péons qui travaillaient dans les chacras, ainsi que l'on appelle les plantations de maïs en langue quechua.
Déjà présente dans les années 1850, la chacarera connut un regain particulier au début du XXe siècle avec l'essor du nativisme argentin, un mouvement qui prônait un retour aux sources et tenait la région de Santiago del Estero pour le berceau de l'authentique culture argentine.
Chantés en espagnol ou en quechua, ses quatrains octosyllabiques, réminiscence des coplas espagnoles, sont des réflexions sur la vie. Ils parlent de la terre, de la vie rurale, de la femme, de l'amour.
La chacarera débute par un prélude instrumental, suivi de l'alternance de deux sections A et B, l'une chantée, l'autre instrumentale. La mélodie est généralement jouée dans le mode mineur, avec parfois des figures très amérindiennes. Mais c'est le rythme, hérité de l'Espagne baroque, qui caractérise le mieux cette musique avec son alternance de mesures à 6/8 et à 3/4, ses décalages et ses contretemps qui génèrent un groove particulier.
La zamba accompagne elle aussi une danse de couple. Elle dérive de la zamacueca qui serait née à Lima, au Pérou, en 1824. Un an plus tard on la joue et on la danse à Santiago du Chili où elle connaît un énorme succès. De là, elle est introduite en Bolivie puis dans le nord de l'Argentine où elle se scinde en deux genres : la zamba et la cueca. Les Argentins considèrent la zamba comme l'une de leurs plus belles danses traditionnelles. On retrouve dans la zamba cette ambiguïté rythmique qui caractérisait déjà la chacarera.
Né en 1972, Néstor Garnica commence à l'âge de huit ans par la guitare puis sur les conseils de son père, mélomane impénitent il se met au violon. Une bourse de l'Université de Cologne le conduit en Europe où il étudie la musique symphonique. C'est là, au cours de son séjour européen, qu'il réalise son attachement à la musique traditionnelle de l'Argentine et décide de rentrer pour se consacrer à ce répertoire méconnu en Europe et pourtant si merveilleusement interprété par des artistes de l'envergure d'Atahualpa Yupanqui, Jorge Cafrune ou, plus récemment, Mercedes Sosa.
Néstor Garnica a reçu plusieurs prix en Argentine. Sa maîtrise technique étonnante, son talent d'improvisateur en font l'un des principaux innovateurs de la musique "traditionnelle" en Argentine, une musique qui ne vit que par la jeunesse de ses interprètes.


Néstor Garnica, violon et chant
Carolina Florencia Ketti, bombo
Pablo Oroza Coliqueo, guitare et chant

1. Chacarera del violin - chacarera (Miguel Simón / Javier Zírpolo)
2. Mishquila - chacarera (Pilly Herrera / Pucho Ruíz)
3. Pa'que toque don bondar - gato (Néstor Garnica)
4. Desnudo y viejo - chacarera (Pilly Herrera / Jacinto Velázquez)
5. La siete de abril - zamba (Andrés Chazarreta)
6. Huaira muyoj - danza (Gómez Basualdo)
7. El olvidao - chacarera doble (Duende Garnica)
8. El saltarin - gato (Huesito Pérez)
9. Pot-pourri de zambas :
Zambas de los Yuyos / Nostalgias Santiagueñas (los hermanos Abalos)
10. Sinfonia Silvestre - chacarera (Anofre Paz /J. C. Carabajal)

11. La carbonera - chacarera (los hermanos Simón)
12. Para los ojos mas bellos - chacarera doble (Onofre Paz / J. C. Carabajal)
13. Gato del burro - gato (néstor garnica)

Hommage à Mercedes Sosa :
14. Zamba para no morir (Manuel Tejada Gómez)
15. Como la cigarra (Caría Elena Walsh)
16. Criollita Santiagueña - zamba (Andrés Chazarreta)
17. La barranquera - chacarera (Juan de Dios Gallo)
18. Yo quiero en tê vivir - zamba (Néstor Garnica)
19. Gato de la negra - gato (Néstor garnica)
20. El remolino - gato (Chingolo Suárez)
21. Bis Huaira Muyoj

Origine géographique

Argentine

Mots-clés

Date du copyright

2010

Cote MCM

MCM_2010_AR_S2

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